Cabaïa secoue la vente de bonnets en pop-up stores

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Vendre des bonnets dans un shaker, accompagnés de trois pompons pour pouvoir à sa guise les personnaliser, l’idée est maligne. Elle se déploie à travers des magasins éphémères dans les centres commerciaux.

Ambiance bois
Ambiance bois

Il en a vendu 5 000 au cours de l’hiver 2015, 25 000 l’année dernière et mise sur 65 000 cette saison. Il, c’est Bastien Valensi, tout juste 29 ans. Et ce qu’il vend, ce sont des… bonnets, présentés dans des shakers, avec trois pompons chacun. Une idée aussi maligne que simple, à une époque où on peut apercevoir dans les rues de Paris des hipsters à barbes fournies porter le bonnet même en pleine canicule… Pour autant, Bastien Valensi l’affirme, ce n’est pas sa clientèle prioritaire. « La cible est très familiale, de tous âges et de tous sexes, commente-t-il. Le concept, inspiré des bars à cocktails, suggère une mise en avant particulière, avec nos bonnets Cabaïa vendus dans des shakers. »

Cabaïa ne se décline qu’en pop-up store, autrement dit en magasin éphémère. À cela, un double avantage. D’abord, une souplesse d’action accrue, pour une activité encore évidemment très saisonnière. Ensuite, une capacité d’attraction plus grande envers les foncières, soucieuses de trouver des boutiques pour animer leurs travées. Bastien Valensi a ainsi ouvert un premier pop-up store au sein du centre commercial de Vélizy 2, en 2014. Bilan ? « En quatre mois, du 1er novembre 2014 à fin février 2015, j’ai vendu 5 000 bonnets et BFM TV s’est intéressée à mon concept, de même que le JT de 13 heures de TF1, par exemple. » C’est cela, en fait, la force des bons concepts : être parfaitement dans l’air du temps. Bastien Valensi a beau ne pas être encore trentenaire, il a déjà derrière lui un sérieux background. En 2008, il fonde C-Mod, un site de déstockage de grandes marques de mode avant, en 2012, de découpler son offre avec un point de vente physique. « On me demandait beaucoup de bonnets, je me suis dit qu’il y avait là sans doute quelque chose à faire », explique-t-il. Va, donc, pour Cabaïa, qui devient son occupation unique. L’année dernière, il ouvre ainsi six pop-up stores à Beaugrenelle, Belle Épine, Val d’Europe, Aéroville, sur la place du Capitole à Toulouse et même à Marseille. « L’hiver a été très chaud, mais nous avons quand même vendu 25 000 bonnets », s’enthousiasme-t-il.

Multiplier les concepts

Repéré par le Printemps, les Galeries Lafayette et le BHV Marais, il y installe des corners. Puis se place dans les aéroports, via les services de Lagardère Travel Retail France. Pour l’hiver 2016-2017, il dispose de neuf pop-up stores, sept en France, un en Allemagne et un en Suède, avec la licence d’exploitation d’ores et déjà vendue pour le marché britannique. « Je mise sur 65 000 bonnets vendus cette saison », se réjouit le jeune homme qui, déjà, pense aux développements : « Nous réfléchissons à une offre estivale. » Qu’on se rassure : pas question de dévoyer l’idée. Cabaïa restera monoproduit. « À terme, Cabaïa se déclinera en cinq, six ou sept concepts différents, suivant les endroits et les saisons, avec une quinzaine de pop-up stores à l’année. » Soit un magasin éphémère de bonnets, un autre de tongs ou d’articles de plage, etc. Le tout étant regroupé sous une même bannière sur le site web de la marque. L’activité e-commerce, qui représentait 5% des ventes la saison dernière, devrait atteindre 10 à 15% cet hiver.

En chiffres

  • 65 000 : le nombre de bonnets qui devraient être vendus lors de la saison 2016-2017
  • 35 € : le prix du bonnet, avec ses trois pompons
  • 5%: le poids de l’e-commerce dans le chiffre d’affaires de Cabaïa pendant l’hiver 2015-2016

Source : Cabaïa

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2441

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA