Cap à l'international !

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Il ne faut plus se mentir. En Europe et plus particulièrement en France, la consommation est faible, voire même atone dans la plupart des secteurs des produits de grande consommation. Si le marché de la crémerie enregistre tout de même de la croissance (+ 0,8% en valeur, CAM à fin juin, selon Iri), cette dernière est essentiellement portée par les fromages (+ 2,2%) et les sous-catégories qui la compo­sent comme les nouveaux usages, le snacking et les fromages à consommer chaud. Pourtant, même si certains pôles sont dynamiques, il est impensable que les industriels se sa­tisfassent de ces maigres évolutions. Et la croissance dans les pays matures ne sera hélas plus celle des Trente Glorieuses ! Les progressions à deux chiffres deviennent de plus en plus rares, voire inexistantes, surtout sur des ­marchés dont les taux de pénétration avoisinent les 95%. Certes, l’innovation et les nouvelles tendances de consommation sont des atouts essentiels à mettre en avant et à appliquer dans les pays européens afin de valoriser la catégorie, mais les industriels doivent se tourner vers de nouveaux relais de croissance. Face à ce constat, ils ont besoin de percer des territoires inconnus.

L’internationalisation a déjà commencé depuis plusieurs années. D’ailleurs, pour de nombreux groupes, le chiffre d’affaires est désormais plus important dans les pays en dehors de la zone euro que sur le Vieux Continent. Néanmoins, certains territoires comme l’Asie, véritable manne, sont encore sous-exploités. Et aujourd’hui, les grands groupes laitiers français se tournent vers la Chine.

Avec un potentiel de développement énorme, une population urbaine en explosion, le changement des mentalités et un déficit important en matière laitière, la Chine est le nouvel eldorado des industriels laitiers français. Mais ces derniers doivent se frotter à des défis importants sur ce territoire, tant de par le contexte politico-économique que de la pertinence des alliances nouées localement. Et pour toutes ces raisons, la prudence est de mise.

Pourtant, conscients de cette opportunité, les industriels laitiers français sont déjà quelques-uns à avoir mis un pied sur place avec des filiales ou des sites de production comme Bongrain, Danone et même Bel. Tout reste encore à faire sur cette zone, et de nouveaux business models sont en cours de développement. 

Laurent Sacchi nommé secrétaire du conseil d’administration de Danone 
 
Depuis le 1er octobre, Laurent Sacchi assiste le président du conseil d’administration, Franck Riboud, dans l’exercice de ses fonctions. Il est chargé, à ses côtés, d’animer les travaux du conseil et de ses comités, de représenter Danone auprès d’interlocuteurs internationaux et de dialoguer avec son directeur général sur les grands sujets stratégiques.
Saga publicitaire pour Michel et Augustin 
 
Après une première vague de pub télé qui s’est tenue du 14 juillet au 29 août, Michel et Augustin réinvestit les écrans avec trois nouvelles campagnes : du 3 au 23 novembre, à partir du 26 janvier, et du 28 septembre 2015.
Caprice des Dieux a fait un roman 
 
La marque a invité ses fans à participer à un concours littéraire, en partenariat avec la romancière Eliette Abécassis : écrire sur le thème du caprice. 240 amateurs ont pris la plume. Et deux lauréates, primées en septembre, se sont vu offrir un week-end à Dublin, sur les traces de James Joyce
Malo s’étend aux desserts gourmands 
 
Après les yaourts en pot carton, en verre ou à boire, Malo étend son savoir-faire avec une gamme de desserts gourmands composée de six références comme le riz au lait, la mousse au chocolat ou la semoule… Des saveurs d’antan.

16,3 milliards d’euros 

Le chiffre d’affaires de la crémerie à + 0,8%

 

Tendances

  • Face à un consommation atone en Europe, les industriels français doivent se tourner vers de nouveaux marchés, relais de croissance.
  • Les pays orientaux, comme la Chine et l’Inde, font désormais partie des priorités de développement des industriels français.
  • Sur les marchés européens, les industriels doivent continuer à innover pour créer de nouveaux moments de consommation afin de valoriser la catégorie.

 

Les tops

  • Évolution des ventes en valeur
  • Fromages méditerranéens + 14,1%
  • Fromages apéritifs + 7%
  • Crèmes fraîches et UHT + 4,6%

 

Les flops

  • Évolution des ventes en valeur
  • Crèmes dessert lactées - 7,9%
  • Fromages allégés - 6,1%
  • Gâteaux fromagers et tourteaux - 4,1%

 

5,8 Mrds €

Le chiffre d’affaires de l’ultrafrais, à -0,6%

 

4,9 Mrds €

Le chiffre d’affaires des beurres, œufs, laits, à + 1%

 

5,6 Mrds €

Le chiffre d’affaires des fromages LS, à + 2,2%

 

Bel s’intensifie aux États-Unis

Pour répondre à la demande croissante de MiniBabybel aux États- Unis, Bel a ouvert un nouveau site de production, à Brookings, dans le Dakota du Sud. Troisième usine outre-Atlantique, c’est le plus gros projet industriel de Bel depuis cinquante ans. Les États-Unis sont déjà le premier marché mondial de la marque, avec 10 000 t écoulées par an. « MiniBabybel y a tout le potentiel de croissance. La marque s’est adaptée aux habitudes de consommation des Américains sur le snacking », indique Antoine Fiévet, PDG de Bel. Le, groupe qui réalise 250 M € de chiffre d’affaires sur ce continent, espère arriver à 1 Mrd $ à l’horizon 2025.

 

 

Le retour du cobranding 

Le cobranding n’a rien de nouveau dans les PGC ni dans l’ultrafrais, mais des annonces récentes ont remis cette tendance au goût du jour. Dernier partenariat en date : Danone avec les marques du groupe Mars pour lancer une nouvelle gamme, Danone Mix. Le concept est simple. Le produit est composé de deux compartiments : l’un avec des boules de topping (Bounty, Mars, Twix et Balisto), l’autre avec un yaourt doté d’un fond aromatisé d’un coulis. Danone s’était déjà hasardé à nouer des partenariats sur ses marques avec Disney et Playmobil sur Petits Gervais, mais ces produits s’adressaient jusqu’alors à une cible davantage enfantine. Aujourd’hui, elle étend cette stratégie aux adultes. Outre Danone, Bel est friand du cobranding, ce qui lui permet de sortir du rayon fromages. Au 1er trimestre 2014, Bel Foodservice PAI, business unit créée par Bel en 2007 et qui a pour vocation d’apporter aux industriels des solutions fromagères à forte valeur ajoutée avec le développement du fromage comme ingrédient, a noué plusieurs nouveaux partenariats. Avec Fleury Michon pour un surimi Kids au Kiri ; avec Guyader sur les tartinables de poissons, et Vache qui Rit et les terrines avec Boursin. Rappelons également que Bongrain avait rapproché deux marques de son groupe : Coraya avec Saint Morêt. Le cobranding a le vent en poupe !

 

 

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Article extrait
du magazine N° 2342

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