Carrefour optimise ses campagnes publicitaires en ligne grâce à Artefact

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Carrefour s’est penché, avec la start-up Artefact, sur les campagnes publicitaires digitales à privilégier en fonction des différents supports. Les premiers tests ont été effectués en Espagne, pays pilote en terme de mutation digitale pour le groupe.

Les quelque 300 produits mis en lumière par Carrefour lors de de la rentrée des classes ont été passés au peigne fin afin de voir sur quel support les valoriser en ligne.
Les quelque 300 produits mis en lumière par Carrefour lors de de la rentrée des classes ont été passés au peigne fin afin de voir sur quel support les valoriser en ligne.

De l’autre côté des Pyrénées, un vent nouveau a soufflé sur la dernière rentrée des classes espagnole, en 2015. C’est en effet ce temps fort qu’a choisi Carrefour pour sortir une campagne de publicité d’un nouveau genre, adaptée aux clients et aux différents supports digitaux. Pour cela, Carrefour s’est adossé à Artefact,  start-up française née d’une fusion de deux sociétés, qui propose des services de création publicitaire alliés au marketing digital.

Une collaboration distributeur-start-up "exemplaire"

L’histoire entre le distributeur et la jeune pousse a débuté en 2014, en Espagne. C’est dans ce pays ultra connecté, où le taux d’équipement en smart phones est plus élevé qu’en France, que Carrefour a décidé d’accélerer la digitalisation du groupe. Aux manettes, Clément Marty: " Nous nous sommes adaptés pour pouvoir travailler avec les start-up et accompagner notre transformation digitale, notamment pour le marketing" , avance-t-il.

Durant son intervention, Artefact a réalisé un audit sur la data, les outils et les équipes de Carrefour. L'objectif : analyser la donnée du distributeur afin de définir, parmi les milliers de produits disponibles, ceux à mettre en avant. De son côté, Carrefour s’est adapté au niveau des achats, et du service comptabilité par exemple, afin de travailler avec la petite structure sur un mode de fonctionnement agile : « C’est un travail assez exemplaire de collaboration entre un grand groupe et une start-up », souligne Guillaume de Roquemaurel, co-fondateur et président d’Artefact.

A chaque produit son support idéal 

Première traduction de ce partenariat lors de la rentrée des classes 2015. Les quelque 200 à 300 produits mis en lumière lors de ce temps fort commercial, ont été passés au peigne fin afin de voir la pertinence des produit à mettre en avant en fonction des supports. Si le prospectus laisse une large place au textile, pour le digital, les catégories de niche ont été plus exposées, à l’instar des vélos et des télévisons. « Le fait d'ajouter des moyens de communication digitaux, en plus des prospectus, a permis de montrer, s’il en était besoin, que le digital a un impact réel sur les ventes en magasin », témoigne Clément Marty.

Du coté des populations cibles, fort des données de la carte de fidélité, les contenus sur les supports digitaux sélectionnés ont pu être plus précis avec, par exemple, des manuels scolaires et des uniformes pour les familles avec enfants. Sur Facebook, du retargeting et du display, si Carrefour assure du succès du dispositif, il reste discret sur les résultats de l’opération. Depuis, le groupe de Georges Plassat a acquis le savoir-faire développé par Artefact, son partenariat a donc évolué. La jeune pousse accompagne désormais le groupe pour monter sa DMP, c’est-à-dire pour gérer les données du groupe et accroitre les services personnalisés à destination de ses clients.

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