Carrefour poursuit ses cessions avec l’Indonésie

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Les marchés saluent la cession des activités du groupe dans ce pays où Carrefour était numéro trois ex-aequo. Ils apprécient surtout le rythme très rapide des désinvestissements engagés par George Plassat, le PDG de carrefour. Prochaine cible avancée : la Turquie, où Carrefour discuterait activement avec son partenaire Sabanci.

George Plassat est visiblement décidé à aller très vite dans la cession des actifs « non stratégiques » du groupe Carrefour qu’il préside.  Il vient d’annoncer une cinquième opération en un peu plus de cinq mois avec la vente, pour 525 millions d’euros, des 60 % que Carrefour détenait dans sa filiale indonésienne à son partenaire local, CT Corp. Un partenaire indonésien qui devient par la même occasion le franchisé exclusif de Carrefour dans le pays.

La cession valorise la participation de Carrefour à 12 fois l’Ebitda, loin du ratio de 20 fois l’Ebitda obtenu pour la Colombie (vendue 2 milliards d’euros) ou des 16 fois négociés pour la Malaisie, mais dans une bonne fourchette de marché et à un niveau proche du chiffre d’affaires de cette filiale à 60 % qui avec 84 points de vente générait des ventes de 1 milliard d’€ en 2011.

La Turquie, prochaine sortie ?

Les analystes parient désormais sur la cession prochaine des 58 % de Carrefour dans Carrefoursa, la joint-venture turque, qu’il détient avec le conglomérat turc Sabanci. Cette filiale réalise un chiffre d’affaires  d’environ 1,1 Md€ dans un pays très concurrentiel et pour une rentabilité proche de zéro selon des experts. Si la Turquie venait à être cédée, il s’agirait de la 6èmecession en l’espace de quelques mois après la sortie de la Grèce, de Singapour, de la Colombie, de la Malaisie et de l’Indonésie. Mais d’autres pays seraient dans la short list : la Pologne, la Roumanie, Taiwan, l’Italie et même la branche cash & carry du  Brésil, où Carrefour est pourtant numéro 2 – une position qui n’avait pas empêché George Plassat de vendre la Colombie, pays pourtant à fort potentiel -.

Le PDG de Carrefour a d’ailleurs expliqué sa philosophie sur les cessions à venir au moment de commenter les résultats du groupe, fin août à Paris : « À l'international, nous avons des choix à assumer. Nous devons ajuster notre présence au cas par cas. La dispersion n'est plus possible. Il y a des actifs que nous devons valoriser et d'autres que nous devons abandonner. Nous devons nous concentrer sur les pays matures, où nous détenons de bonnes positions historiques, et dans les pays émergents, où il y a un fort potentiel de croissance. Et ne pas craindre de quitter les autres. » Force est de constater que l’ex PDG de Vivarte et DG de Casino applique son plan à la lettre !

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