Carrefour prohibe tout acte de violence de ses services de sécurité

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Deux vigiles et deux salariés de l’hypermarché Carrefour de Lyon Part-Dieu, dont le responsable de la sécurité du magasin, ont été mis en examen fin décembre, pour « violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec circonstances aggravantes ». Ils sont mis en cause dans le décès par « asphyxie mécanique » d’un jeune marginal de 25 ans, qui avait été interpellé dans le magasin pour le vol de bouteilles de bières, le 29 décembre. Parmi les vigiles, deux sont salariés d’une société de sécurité privée, sous-traitante de Carrefour (Byblos sécurité). Le procureur adjoint de la République a jugé les faits « très choquants », après avoir visionné les images des caméras de surveillance du local de sécurité, où le jeune homme avait été conduit après son interpellation, puis victime de violences.
« La direction et les équipes du magasin, très affectées par ce drame, renouvellent leurs condoléances aux proches de la personne décédée », a indiqué Carrefour dans un communiqué, début janvier. Avant de préciser que «la direction du magasin a collaboré pleinement avec les autorités, donnant toutes les informations nécessaires à l'enquête », fournissant notamment aux enquêteurs « l'intégralité des enregistrements réalisés en salle de contrôle lors de l'interpellation. » Condamnant fermement « tout acte de violence », Carrefour a également indiqué que « les services de sécurité ont vocation à protéger les clients et les collaborateurs, et sont formés dans ce sens, tout acte de violence étant formellement prohibé. » 

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