Salon e-commerce Paris 2016

Carrefour recrute une centaine de personnes pour son développement digital

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Pourvoyeur d’emplois grâce à une croissance continue ses dernières années, l’e-commerce français mais aussi les retailers traditionnels, ont profité de la Paris Retail Week pour recruter de futurs candidats aux profils digitaux. Thierry Roger, directeur de l’emploi chez Carrefour, a accepté de revenir sur les enjeux du recrutement de profils digitaux et la manière dont le retailer appréhende cette « nouvelle » catégorie de candidats.

Le distributeur recrute une centaine de profils digitaux
Le distributeur recrute une centaine de profils digitaux

Plus de 350 postes à pourvoir. L’espace Carrière de la Paris Retail Week, tenu par le site spécialisé dans le recrutement de profils digitaux Emploi-e-commerce, a fait le plein de recruteurs et de candidats. Vente-privée, The Other Store, Cdiscount, Voyages-sncf.com ou encore Carrefour, figurent parmi les plus gros recruteurs du moment, sur des postes exclusivement liés au numérique. Pour LSA, Thierry Roger, directeur de l’emploi chez Carrefour (photo ci-dessous), a accepté de revenir sur les enjeux du recrutement de profils digitaux et la manière dont le retailer appréhende cette « nouvelle » catégorie de candidats auxquels les distributeurs traditionnels ne sont pas toujours habitués.

De quelle manière le digital impacte-t-il les ressources humaines et notamment le recrutement chez Carrefour ?

Chez Carrefour, le digital est un vrai sujet RH pour deux raisons. Comme de nombreuses entreprises aujourd’hui, Carrefour fait face à une transformation digitale profonde, qui impacte toutes les fonctions dans le groupe. Notre rôle, au sein de l’Espace Emploi chez Carrefour, est de la faire vivre et de l’accompagner. Par ailleurs, l’e-commerce chez Carrefour est appréhendé comme une continuité des magasins physiques. Or, dans la distribution, il y a traditionnellement une logique d’ascenseur social qui consiste pour les collaborateurs à gravir les échelons progressivement, ce qui contribue à nourrir une culture forte de l’opérationnel. Aujourd’hui, avec le digital, ce schéma est partiellement remis en cause. Le recrutement est donc directement impacté.

A quel point est-il remis en cause ?

Le numérique nous incite à recruter des profils plus pointus, immédiatement, sans passer par les étapes  de l’ascenseur social. Cela ne signifie pas pour autant que nos collaborateurs ne seront pas amenés à changer de poste en interne, a posteriori, car nous avons une culture forte de mobilité transversale. Mais la clé d’entrée est nouvelle pour nous, car le numérique nécessite des compétences spécifiques qui ne s’acquièrent pas toujours sur le terrain. De plus, le digital n’implique pas que d’avoir des connaissances spécifiques, c’est aussi un état d’esprit, et c’est la conjonction de ces deux critères que nous recherchons chez les candidats. En ce sens, nous avons créé il y a deux ans le programme « Graduate Digitale ». Il s’agit d’une formation interne sur trois ans grâce auquel les participants touchent à de nombreux univers de l’entreprise. Embauchés en CDI, ces profils plutôt traditionnels, comme des diplômés de l’Edhec ou d’HEC par exemple, sont formés à nos métiers et au digital. L’an passé, ils étaient six et cette année, ils sont douze. Ils sont évalués et le jury final est composé du Comex de Carrefour.

Qu’est-ce que le numérique a changé dans le processus de recrutement ?

Ce qui a surtout changé, c’est le sourcing des candidats. Nous cherchons à toucher des publics qui n’ont pas nécessairement imaginé qu’ils pourraient faire carrière dans la grande distribution. Il faut donc développer de nouveaux programmes de sourcing. Notre présence à l’espace carrière de la Paris Retail Week en est un exemple. Parallèlement, nous menons un gros travail sur la marque employeur de Carrefour. Ainsi, j’ai recruté un community manager au sein de mon équipe pour travailler cette marque employeur sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter. Aussi, nous avons réorganisé les équipes de recrutement chez Carrefour et développé une équipe de ‘chasseurs’ pour le sourcing. Il arrive que nous utilisions Linkedin pour recruter en direct.

Le développement de Carrefour dans l’e-commerce, mais aussi l’acquisition de Rue du Commerce, Croquetteland.com ou dernièrement Greenweez.fr, ont-il contribué à gonfler vos besoins en profils digitaux ?

Ils ont en effet accéléré nos besoins. Je ne peux dire précisément laquelle des trois entités nécessite le plus de recrutements, mais par exemple lors de l’acquisition de Croquette Land, j’ai recruté 10 personnes d’un coup. Par ailleurs, au cours des prochains 18 mois, nous avons plus d’une centaine de personnes à recruter sur des profils très variés, à commencer par des postes sur l’IT, sur la data, des web designers, du community management, des chefs de projets digitaux, et des profils CRM.

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