Carrefour se dote d'un conseil d'administration

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Finis le conseil de surveillance et le directoire chez Carrefour. Les actionnaires du numéro deux mondial de la distribution derrière Wal-Mart ont validé ce matin en AG extraordinaire la nouvelle structure du groupe. Ce sera donc, comme avant 2005, un conseil d'administration de 12 membres et une direction générale. Cette dernière est confiée à José Luis Duran qui était jusqu'à présent président du directoire. L'objectif des actionnaires: permettre au nouveau directeur général d'être plus libre dans sa prise de décision (la structure du directoire exigeait le consensus des membres) pour relancer une enseigne qui peine depuis quelques mois sur le marché hexagonal. Les ventes ont ainsi chuté de 2,4% au deuxième trimestre, ce qui a obligé le groupe à revoir ses prévisions annuelles à la baisse sur son marché domestique qui représente encore 22% de son activité.
Plus libre, le nouveau directeur général sera néanmoins surveillé de près par son conseil d'administration. A commencer par Amaury de Sèze qui devient le président du conseil d'administration dans lequel trois nouveaux noms sont apparus: Jean-Laurent Bonnafé de BNP Paribas, Charles Edelstenne de Dassault aviation et surtout Thierry Breton, l'ancien président de France Telecom et ministre de l'Economie du gouvernement Villepin un temps préssenti pour prendre la place de José Luis Duran.

Mais pour l'heure, ce dernier a encore la confiance des actionnaires du groupe (dont celui de référence Blue Capital avec 13,55% du capital). Il vient ainsi de présenter un plan de baisse des investissements de 200 millions d'euros en Europe, une augmentation des opérations promotionnelles, une accélération des ouvertures dans les pays émergents (Chine, Brésil) et l'entrée sur de nouveaux marchés (Russie, Inde). M. Duran a aussi demandé à ses "équipes de mettre en place un plan rigoureux d'économie sur tous les coûts d'exploitation qui ne sont pas directement liés au développement des ventes ou à l'expansion". "J'entends par là tous les coûts, qu'il s'agisse de coûts mineurs ou de coûts majeurs", a-t-il souligné, donnant l'exemple de frais de transport et d'un gel des recrutements "au niveau du sièges". La relance chez Carrefour a des airs de... plan de rigueur. 

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