Carrefour soutient une huitième épicerie solidaire

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Via sa fondation et l'association de salariés Pacte, Carrefour a contribué à l'ouverture d'une épicerie solidaire à Asnières. Celle-ci aidera 300 familles de la ville.

- Levallois-Perret (92) - Mondeville (14) - Lens (62) - Auch (32) - Bully-les-Mines (62) - Hénin-Beaumont (62) - Liévin (62) - Asnières-sur-Seine (92)

Pour 300 familles démunies d'Asnières (92), ce sera encore un peu Noël... en 2010. Une nouvelle épicerie solidaire vient d'ouvrir dans le quartier des Grésillons, à raison de deux demi-journées par semaine. L'idée est née d'une conversation entre le jeune maire d'Asnières, Sébastien Pietrasanta, et un membre du bureau de l'action sociale : pourquoi ne pas monter une épicerie solidaire sur le modèle de celle de Levallois-Perret, gérée par Pacte (Pour agir contre toute exclusion), l'association créée en 1995 par plusieurs salariés de Carrefour ?

Après un an de réflexion, l'endroit est prêt. Grâce à trois acteurs. La mairie d'Asnières paie le loyer du local de 550 mètres carrés dont 350 de surface de vente, 150 de stock et 150 autres dédiés à des ateliers sociaux (gestion de budget, estime de soi, surendettement, esthéticienne, coiffeuse, etc.). Pacte 92 gère l'épicerie et la dizaine de bénévoles qui s'y relaient, et la Fondation Carrefour a cofinancé les travaux de rénovation et la mise aux normes.

Un mini-supermarché

Le rôle du distributeur ne s'arrête pas là, puisque l'essentiel des approvisionnements est issu de ses entrepôts. « Ce sont des palettes complètes de produits qui présentent un petit défaut, explique Sophie Fourchy-Spiesser, responsable de la Fondation internationale Carrefour. Ou bien des produits frais arrivant à quelques jours de la date de péremption. » À l'arrivée, l'offre est celle d'un mini-supermarché avec un peu de textile, de DPH et beaucoup d'alimentaire. Ne manquent que les alcools, qui ne sont pas jugés de première nécessité.

20 % du ticket habituel

Les prix sur l'étiquette sont identiques à ceux d'un hyper Carrefour. Pourtant, à la caisse, les familles ne paient que 20 % du ticket habituel. « Il ne faut pas les déconnecter de la vie réelle en affichant directement des prix bas », estime Patrice Randriamorasata, président de Pacte 92 et contrôleur de gestion de la supply chain chez Carrefour. Et puis, n'entre pas qui veut dans cette épicerie solidaire. Seuls les bénéficiaires en auront l'adresse. Ils sont triés sur le volet, selon les barèmes établis par le Centre communal d'action sociale (CCAS) d'Asnières. Ainsi, une personne seule disposant, une fois ses charges prélevées, de 4,50 E par jour (7 E pour un couple) peut faire partie des 300 familles recensées. Chacune est représentée par un membre adhérent, titulaire d'une carte qui lui permet de venir faire ses courses une fois tous les quinze jours. Cette carte est valable six mois, renouvelable une fois.

Si l'épicerie d'Asnières est la huitième du genre, les magasins solidaires gérés par Pacte ont surtout « fleuri » dans le Nord. À Hénin-Beaumont ou à Lens, ils sont tenus par un membre de Pacte qui encadre d'anciens RMIstes en contrat d'insertion, ainsi que quelques bénévoles. « Nous essayons de faire en sorte que le cercle soit vertueux, assure Sophie Fourchy-Spiesser. Les bénéficiaires d'une épicerie peuvent devenir bénévoles puis, selon leur situation, obtenir un contrat d'insertion. » Pour les plus motivés, une formation à un métier de la grande distribution peut être proposée. Ensuite, Carrefour dispose depuis un an et demi d'une plate-forme de recrutement susceptible d'offrir des postes. Ainsi, deux jeunes femmes ont été embauchées au siège social de Levallois-Perret - l'une assure un service couture, l'autre, de repassage. Deux services mis à disposition des salariés du groupe.

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Article extrait
du magazine N° 2119

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