Carrefour : toujours pas d'amélioration des performances des hypermarchés en France

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Au cours du permier trimestre 2012, les ventes des hypermarchés français ont continué de reculer à -3,1% en comparable (hors essence, non retraité de l’effet calendaire évalué à +2,7%), pénalisés par le recul de la fréquentation (-0,3%, non retraitée de l’effet calendaire) et le recul du panier (-2,4%). Le non alimentaire est le plus touché, avec un recul des ventes à surfaces comparables de 10,1%.

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Carrefour vient d'annoncer des ventes en hausse de 1,5% au premier trimestre à 22,49 milliards d'euros, l'Amérique latine permettant de compenser la dégradation des ventes non alimentaires en Europe du sud, affectées par la conjoncture.

Entre janvier et mars, le groupe a bénéficié d'un "effet calendaire favorable dans la plupart des zones", mais également des prix élevés du pétrole. A éléments comparables, ses ventes sont quasi-stables (-0,1%), selon un communiqué du numéro deux mondial du secteur.

En France, son premier marché, les ventes progressent de 0,8% à 9,35 milliards d'euros. Mais hors essence et à surface comparable, elles baissent de 0,3%, et si l'on exclut uniquement le carburant, le chiffre d'affaire diminue de 0,5%.

Par format de magasin dans l'Hexagone, le chiffre d'affaires des hypermarchés recule de 1,8% (-3,3% hors essence) à 5,16 milliards d'euros, compte tenu notamment d'un "environnement plus difficile qui a touché les ventes non-alimentaires". Les ventes des supermarchés progressent, elles, de 2,8% (+1,8% hors essence), et celles des "autres formats" (proximité, vente de gros) grimpent de 8,5%. Dans le détail, en France (42% du CA), les hypermarchés continuent de reculer à -3,1% en comparable (hors essence, non retraité de l’effet calendaire à +2,7%), pénalisés par le recul de la fréquentation (-0,3%, non retraitée de l’effet calendaire) et le recul du panier (-2,4%), étant donné l’arrêt de nombreuses opérations promotionnelles. Le non alimentaire est le plus touché, avec un recul de 10,1% ! Les supermarchés voient leurs ventes LFL (hors essence et non retraitées de l’effet calendaire) progresser de 1,8%.

Dans le reste de l'Europe (27 % du CA), les ventes reculent de 3,2% à 6,18 milliards d'euros, et baissent même de 3,8% à changes constants, hors essence et à surface comparable. Si les ventes alimentaires sont "résistantes", les ventes non alimentaires pâtissent de la crise de la dette. Le chiffre d'affaires chute notamment de -16,7% en Grèce et recule de -3,1% en Espagne. Seule la Belgique tire, à nouveau, son épingle du jeu (+ 1,8% en comparable, non retraité de l’effet calendaire de +1%). Le Sud continue de fortement souffrir d’un environnement de consommation difficile : en Espagne, les ventes à comparable reculent de 6,1% (non retraitées de l’effet calendaire de +2%, -14,5% en non alimentaire) et de 1,3% (non retraitées de l’effet calendaire de +3,3%, -9,5% en non alimentaire) en Italie.

En Asie, les ventes progressent de 6,1% à 2,5 milliards d'euros. Mais à changes constants et à surfaces comparables, les ventes asiatiques sont en baisse de 4,3%, dans une région considérée pourtant comme très porteuse.En Chine, le chiffre d'affaires progresse de 7% à 1,66 milliard d'euros, mais recule de 1,5% à changes constants (-6,9% à magasins comparables). En cause, selon le groupe, l'effet calendaire du Nouvel an Chinois, tombé plus tôt cette année, des "conditions météorologiques particulièrement clémentes" ainsi qu'une nouvelle réglementation "restreignant l'étiquetage des remises en magasins".

C'est l'Amérique latine, tirée par le Brésil, qui permet au numéro deux mondial de la distribution d'afficher des ventes en progression: le chiffre d'affaires y grimpe de 8,1% à 4,42 milliards d'euros (+8,6% hors essence, à changes et surfaces constants).

"Les tendances observées ce trimestre et l'environnement toujours difficile dans lequel nous opérons nous confortent dans notre détermination à poursuivre la mise en oeuvre du plan "Reset" en France, la discipline en matière de cash et de coûts, l'accroissement de l'offre à marque Carrefour, ainsi que l'expansion dans les pays émergents", indique le PDG Lars Olofsson, dans un communiqué.

 

 

 

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