Carrefour veut simplifier son mode de gouvernance

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stratégie - Le groupe va soumettre au vote de ses actionnaires le retour à une société avec conseil d'administration et direction générale. Amaury de Sèze devrait présider le premier et José Luis Duran être nommé directeur général.

Plus rapides, donc plus simples. En mettant fin au système de gouvernance instauré après l'ère Daniel Bernard - un conseil de surveillance et un directoire - pour revenir aux statuts antérieurs, les dirigeants de Carrefour cherchent la simplification pour accélérer la prise de décision. La modification des statuts, soumise au vote des actionnaires, sera proposée lors d'une assemblée générale convoquée à la fin du mois de juillet.

Les noms avancés sont sans surprise : Amaury de Sèze, actuel président du conseil de surveillance, sera proposé pour la présidence du conseil d'administration, et José Luis Duran, jusqu'ici président du directoire, deviendrait directeur général. Au cours d'une brève conférence téléphonique, les deux dirigeants ont tenu des propos de circonstance, soulignant, pour le premier, la nécessité « de faciliter et d'accélérer le processus de décision d'un grand groupe comme le nôtre », la volonté, pour le second « d'en renforcer l'efficacité ». Pas de changement, donc, à l'horizon ? Ce remaniement implique pourtant que c'est au conseil d'administration qu'il reviendra de définir la stratégie, laissant à la direction générale le soin de l'opérationnel et de l'exécution.

José Luis Duran se bat depuis un an pour préserver la stratégie commerciale du groupe. Le nouveau président, proche de Bernard Arnault, pourrait faire basculer les décisions dans le sens des appétits financiers des nouveaux actionnaires : plus-value immobilières, cession de certaines activités, souci d'une plus grande rentabilité...

Les difficultés que rencontrent à nouveau les hypermarchés du groupe depuis la flambée de l'inflation (lire ci-dessous) pourraient, paradoxalement, donner de l'eau au moulin du futur directeur général. En concluant le Global Retail à Londres (lire p. 34), au lendemain de l'annonce du groupe, José Luis Duran a rappelé combien la diversité des formats était indispensable au groupe pour maintenir la stabilité de ses performances. « Nous ne sommes pas qu'un groupe d'hypermarchés », a-t-il répété, démentant les rumeurs d'une cession de la branche Dia. « Nous voulons renforcer la coopération que nous avons mise en place avec les fournisseurs sur les hypers dans les supermarchés et le hard-discount. »

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Article extrait
du magazine N° 2049

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