Cartel de la volaille: 35 volaillers en ligne de mire de l'Autorité de la concurrence

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Selon le Journal du dimanche daté du 3 mai 2015, plus de trentte volaillers risqueraient d’être sanctionnés pour entente sur les prix. Et ce, quelques semaines après l’affaire du «cartel du lait».  

Le président de l’Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, multiplie les enquêtes et les amendes. Après le DPH et le lait, c’est autour de la volaille d’être visée. 
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Le président de l’Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, multiplie les enquêtes et les amendes. Après le DPH et le lait, c’est autour de la volaille d’être visée. . © Laetitia Duarte

L'Autorité de la concurrence pourait dévoiler dans quelques jours le résultat d'une enquête sur une centaine de réunions entre volaillers organisées de 2000 à 2007. Selon des informations du JDD, trente-cinq entreprises se retrouveraient sur la sellette : LDC (Loué, Le Gaulois…), Gastronome, Duc, Doux… Toujours selon le JDD, s'y ajouteraient quatre associations, notamment la Fédération interprofessionnelle de l'aviculture (FIA), qui a organisé la plupart des rendez-vous. L'Autorité de la concurrence suspecterait une entente tarifaire sur tous les produits standards, ou élaborés à base de poulet, dinde, canard, pintade et lapin.

La vertu de la concurrence

Dans l’interview accordée à LSA, le président de l’Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, rappelait qu’il n’était pas l’arbitre de la relation commerciale. «La concurrence n’est qu’un levier, pas une fin en soi ! Une bonne économie est une économie qui stimule les acteurs et les invite à donner le meilleur d’eux-mêmes : il n’y a pas de meilleur ressort pour y parvenir que la concurrence. C’est comme le sport, on court plus vite si on part à plusieurs. La concurrence est une invitation à se dépasser, à faire mieux, mais pas seulement en prix, qui est la partie la plus visible, mais aussi en qualité,  en diversité, en innovations. Les Français demandent du choix et selon la situation, peuvent vouloir du luxe ou du low cost. En explorant la demande, les entreprises vont pouvoir adapter l’offre, l’élargir. C’est la vertu de la concurrence : répartir et faire croître le gâteau », déclarait Bruno Lasserre.

 

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