Casino a enfin les mains libres au Brésil

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Que ce fut long et douloureux ! En désaccord, puis en conflit ouvert, depuis trois ans, Jean-Charles Naouri, PDG du groupe Casino, et Abilio Diniz, son associé brésilien, ont mis fin le 6 septembre à leurs différends. La présence d'Abilio Diniz au conseil d'administration de Pão de Açucar et de son principal fournisseur BRF était à l'origine des tensions les plus récentes. Des demandes d'arbitrage international avaient été émises par les deux parties.

 

Las. Abilio Diniz a fini par accepter de quitter la présidence du conseil de GPA, ainsi que de céder ses actions dans Wilkes, le holding de contrôle, en échange d'autant d'actions de GPA. Abilio Diniz a aussi renoncé à l'essentiel de ses droits, à savoir la nomination de deux administrateurs, et la possibilité de récuser le directeur général proposé par Casino. Le deal semble assez satisfaisant pour les deux camps. Avec l'échange d'action, Casino n'a pas à sortir de cash (430 millions d'euros avaient été provisionnés), tandis qu'Abilio Diniz obtient pour 608 millions d'euros en titres, au cours actuel de l'action du groupe Pão de Açucar. Jean-Charles Naouri a les coudées franches pour manoeuvrer au Brésil, son principal marché international.

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Article extrait
du magazine N° 2287

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