Casino engage un bras de fer avec la Mairie de Paris

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Après le récent avis de l’Autorité de la concurrence, la ville de Paris s’est engouffrée dans la brèche pour dénoncer, à son tour, la position du groupe Casino dans le commerce parisien. L’adjointe en charge du commerce, Lyne Cohen-Solal, parle ainsi de « quasi monopole », dans un article des Echos, paru aujourd’hui. Elle s’alarme d’une « situation préjudiciable aux Parisiens, car les prix des produits grimpent, et certaines activités comme les garages et les stations-service disparaissent au profit de supérettes. » L’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), qui a mené une enquête dans Paris intra-muros, recense 398 magasins et 260.000 m² de surfaces commerciales pour Casino, pour 60% de part de marché, et 156 magasins pour Carrefour, qui s’octroierait 20% de parts de marché. Des chiffres que conteste le groupe Casino, par la voix de Jean-Michel Duhamel, le président de Franprix-Leader Price : « Ces calculs, qui additionnent des mètres carrés, relèvent de l’urbanisme et ne constituent pas une étude de marché, explique-t-il dans Les Echos. Il faut regarder le chiffre d’affaires. » Autre point soulevé par Jean-Michel Duhamel : celui de la non prise en compte, dans les études de l’Apur et dans l’avis de l’Autorité de la concurrence, des treize hypermarchés de proche banlieue, « dont la clientèle se compose à plus de 40% de Parisiens. » « Il faut raisonner en termes de zone de chalandise », assène-t-il.  Et, ajoute-t-il encore, prendre en compte les quelque 80 marchés de quartier, les épiciers de quartier, les commerces de bouche, le e-commerce, Picard, étonnamment, il est vrai, absent de l’enquête, etc. Ainsi, selon lui, les enseignes du groupe Casino pèseraient « moins de 20% » en réalité, hors Monoprix.

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