Casino France n’a pas encore digéré ses baisses de prix massives

|

Les ventes de Casino France s’améliorent au premier trimestre. Mais elles restent néanmoins dans le rouge, conséquence des baisses de prix effectuées en 2014 par le groupe sur ses différentes enseignes. Des baisses qui devraient encore peser sur les ventes pendant quelques mois.

Les baisses de prix continuent de plomber les ventes de Casino en France
Les baisses de prix continuent de plomber les ventes de Casino en France© casino

Le discours est rodé. A l’occasion de la publication du bilan du 1er trimestre 2015, Casino n’a cessé de marteler que la situation s’améliorait pour ses ventes réalisées en France, qui représentent 37% du chiffre d’affaires. Elles s’élèvent à 4,426 milliard d’euros, soit une baisse de 2,1% par rapport au premier trimestre 2014, et une croissance organique de -1,3%. Des chiffres toujours négatifs, mais qui sont marqués par une amélioration selon Antoine Giscard d’Estaing.

Le directeur financier du distributeur a déclaré, lors d’une conférence téléphonique « que la France est toujours en décroissance, mais elle se réduit d’un trimestre à l’autre ». Dont acte : au T4 2014, la baisse des ventes était de -3,1%, et la croissance organique de -1,9%. L’amélioration est certes perceptible, mais elle s’opère à petite vitesse, car elle est encore plombée par les baisses de prix décidées en 2014, qui mettent un certain temps à se résorber.

"Nos compétiteurs n’ont pas baissé les prix comme nous l’avons fait" a souligné Antoine Giscard d’Estaing, sous entendant que la performance sous-jacente de Casino était solide, une fois ce facteur prix dissocié. D’ailleurs, la croissance organique de -1,3% s’explique par un impact de la baisse des prix de -1,9%, auquel s’ajoute un impact positif de la hausse des volumes, de 0,6%.

Un bilan contrasté enseigne par enseigne

Les différentes enseignes de Casino ont enregistré des évolutions plutôt positives, mais qui ne permettent pas encore d’avoir des indicateurs complètement dans le vert. Chez Géant, « les ventes à magasins comparables continuent de se redresser (-1,5% vs. -2,3% au T4 2014) tout en restant affectées par l'effet report des baisses de prix réalisées en 2014 » note le distributeur, alors qu’ « a magasins comparables, les ventes des Supermarchés Casino sont à nouveau en amélioration (-1,4% vs. -2,9% au T4 2014) avec un impact résiduel des baisses de prix.

Monoprix est l’enseigne qui affiche le meilleur profil, avec des ventes en croissance, ce qui n’est pas le cas de Franprix et Leader Price. Les ventes à magasins comparables de Franprix s’inscrivent en recul de -3,2%, et celles de Leader Price "sont en retrait notamment du fait des rénovations de magasins et des baisses de prix pratiquées en 2014 dont l’impact est de -4,6%". Selon les propos du directeur financier, Leader Price devrait continuer a enregistrer un chiffre d’affaires négatif jusqu’à la rentrée, le temps d’absorber définitivement ces fameuses baisses. Sur Franprix, "beaucoup de choses sont dans les tuyaux", notamment en matière de concept pour relancer l’enseigne.

La proximité, format très en vogue, tire son épingle du jeu avec une progression du trafic client et des volumes qui « contribuent à l’augmentation des ventes à magasins comparables de 5,4% ».

 

 

Dans les autres activités de Casino, l’international a progressé de 9,2% à 6,58 milliards d’euros sur le trimestre, alors que le pôle e-commerce s’est apprécié de 17,7%, à 906 millions. Au total, sur le T1, Casino a enregistré une progression de son chiffre d’affaires groupe de 11,9 milliards d’euros (+5,3%, et +2,7% en organique).

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter