Castorama démocratise le bricolage

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Dossier Sur un marché technique, l’enseigne tente d’élargir son public en convertissant de plus en plus de Français aux joies du bricolage.

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Inauguré en juin, le nouveau Castorama de Villabé, en banlieue parisienne, a fait le pari de tester sur 15 500 m² de nombreuses innovations en même temps. Et Guy Colleau, son PDG, suit leurs résultats à la loupe. « C’est très intéressant, comme tout laboratoire », assure-t-il. L’objectif ? Faciliter l’accès au bricolage. D’abord grâce à une disponibilité immédiate de tous les produits. « C’est un point positif, mais l’apprentissage est difficile, témoigne Guy Colleau. On avait construit les rayons en pensant aux capacités stockées, mais, sur certains produits, on a découvert que la présence du stock permet des ventes supérieures. Nous avons dû adapter nos zones logistiques depuis l’ouverture. » Le merchandising a été repensé pour l’occasion. Par exemple, pour la chaîne, traditionnellement à la découpe, il a fallu déterminer les longueurs moyennes prisées par les clients pour le mettre en libre-service. Aussi, l’enseigne a réparti cinq stands, baptisés « Lancez-vous ! », où un animateur distille ses conseils. Câbles électriques, prises murales… Tout est là pour que le public s’exerce grandeur nature. Une initiative originale. « Il y a une grosse satisfaction de la part des clients qui le font », se félicite le PDG. En revanche, ils hésitent encore souvent à sauter le pas. Autant par timidité que par manque de temps, les courses étant souvent minutées.

Notre métier est technique, facilement incompréhensible. En plus de raccourcir la difficulté sur les produits, nous devons aussi lever les obstacles à la réalisation
d’un projet.

GUY COLLEAU, PDG de Castorama

 

« Un démarrage encourageant »

« Notre métier est technique, facilement incompréhensible, reconnaît Guy Colleau. En plus de raccourcir la difficulté sur les produits, nous devons aussi lever les obstacles à la réalisation d’un projet. » Les clients du magasin de Villabé ne sont plus tenus de passer par un vendeur pour obtenir un bon de retrait de marchandise. Trente-cinq bornes tactiles permettent d’obtenir un code-client qui leur servira tout au long de leurs achats, jusqu’au passage en caisse et à la zone de retrait des marchandises. Une machine automatique à teinter la peinture donne également la possibilité de créer un mélange quasiment unique, presque sans aide. Le partenariat Connect by Hertz permet aussi de louer en dernière minute une camionnette pour emporter des colis plus grands que prévus. Depuis juin, d’autres unités du réseau sont passées au nouveau concept. À Lormont, près de Bordeaux (33), une relocalisation a été l’opportunité pour moderniser le point de vente. « Le démarrage est encourageant, se félicite Guy Colleau. Certains points ont évolué, avec la multiplication des zones à gros volumes. » Toujours en phase de test, le concept sera encore déployé l’an prochain sur deux sites, avant de déboucher sur un modèle démultipliable avant la fin 2012.

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