Food delivery : coté, UberEats pèserait le double de son premier challenger

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Selon des estimations, le service de livraison de repas pèserait à lui seul 20 milliards de dollars en cas d’introduction en bourse de sa maison-mère Uber.

UberEats affiche une croissance de 200% par an pour un revenu brut annuel de 6 milliards de dollars.
UberEats affiche une croissance de 200% par an pour un revenu brut annuel de 6 milliards de dollars.© UberEats

D’après le Wall Street Journal, qui reprend les chiffres de Goldman Sachs et Morgan Stanley, UberEats, le service de livraison de repas, serait en cas d’introduction en bourse valorisé à lui seul quelque 20 milliards de dollars, alors que sa maison-mère pèserait 120 milliards de dollars. Cette entrée en bourse, prévue pour 2019, permettrait à UberEats de prendre une longueur d’avance sur ses concurrents, dont certaines licornes. Postmates, un autre concurrent d'UberEats, prépare aussi son introduction en Bourse pour 2019 pour une valorisation estimée à 1,2 milliard de dollars, tandis qu’un quatrième acteur d’envergure, DoorDash, a levé 785 millions de dollars cette année pour une valorisation à 1,4 milliard de dollars.

Ce que pèsent les acteurs de la Food delivery
UberEats (livraison de repas, USA) : 20 milliards de dollars (17,5 milliards d’€, estimations)
Grubhub (livraison de repas, USA) : 9,16 milliards de dollars (8,2 milliards d’€)
Delivery Hero (livraison de repas, Allemagne) : 7,11 milliards de dollars (6,23 milliards d’€)
Just Eat (livraison de repas, UK) : 5,4 milliards de dollars (4,7 milliards d'€)
Hello Fresh (livraison de kits repas, Allemagne) : 1,75 milliards de dollars (2 milliards d’€)
Deliveroo (livraison de repas, UK) : 1,94 milliards de dollars (1,7 milliard d'€)
DoorDash (livraison de repas, USA) : 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d'€)
Blue Apron (livraison de kits repas, USA) : 213 millions de dollars (186 millions d'€)

Un projet de livraison par drones

Le spécialiste du VTC est par ailleurs en discussions avec la société britannique Deliveroo. Il a également confirmé s’intéresser de très près à la livraison par drones, qu’il estime possible dès 2021. Dans un entretien accordé à Bloomberg en mai, son PDG Dara Khosrowshahi avait évoqué son intention d’utiliser des drones pour UberEats. Un argument qui pourrait séduire les investisseurs à l’heure où l’un des défis pour les acteurs de la food delivery est de raccourcir les temps de livraison. Ce projet, baptisé "UberExpress", semble devenir concret : le Wall Street Journal révèle également avoir repéré une offre d’emploi sur LinkedIn visant à recruter un responsable des opérations pour développer cette nouvelle branche. Le service de livraison de repas, qui affiche une croissance de 200% par an pour un revenu brut annuel de 6 milliards de dollars, revendique couvrir 50% des ménages américains et affiche ses ambitions à l’international, plus particulièrement en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

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