Ce qu’il faut retenir de l’intervention de Serge Papin sur France Inter

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L’observatoire des promesses : un titre prometteur pour l’émission matinale de Patrick Cohen sur France Inter, dans laquelle, en partenariat avec le Parisien et Aujourd’hui en France, les journalistes passent au crible l’action du gouvernement, depuis son arrivée. En ce jeudi matin, 20 décembre, Serge Papin, PDG de Système U, faisait face à l’animateur vedette de France Inter avec en ligne de mire, le pouvoir d’achat des français. Un patron de grande distribution pour discuter grande consommation.

Serge Papin
Serge Papin© DR

L’observatoire des promesses : un titre prometteur pour l’émission matinale de Patrick Cohen sur France Inter, dans laquelle, en partenariat avec le Parisien et Aujourd’hui en France, les journalistes passent au crible l’action du gouvernement, depuis son arrivée.

En ce jeudi matin, 20 décembre, Serge Papin, PDG de Système U, faisait face à l’animateur vedette de France Inter avec en ligne de mire, le pouvoir d’achat des français. Un patron de grande distribution pour discuter grande consommation.

Si l’émission n’a pas révélé de « scoop » particulier, elle a permis de toucher de la voix quelques sujets importants du secteur.

Le jouet, signal d’alarme ?

Patrick Cohen commence d’entrée de jeu avec le pouvoir d’achat, et l’effet de la crise sur les ventes. Et Serge Papin de répondre par l’exemple du jouet. « Les jouets ne se vendaient pas il y a encore quelques semaines. Mais avec des promotions fortes ce week-end, – de l’ordre de moitié prix – on a  rattrapé le retard », explique le directeur du magasin. Mais son analyse va légèrement plus loin. Selon ses dires, « les consommateurs ont choisis en fonction du prix, et pas forcément en fonction du jouet ». Il y voit donc une « évolution » des comportements d’achats, peut-être même un « signal d’alarme ». Rappelant que « consommation intérieure est le seul moteur à la croissance » et que « l’arbitrage qui est en train de se faire, marque un changement qu’il ne faut pas négliger ».

L’essence, un service public ?

Le présentateur amène alors le directeur vendéen de la chaîne d’indépendants sur le terrain de l’essence « qui continue d’augmenter et pèse sur le pouvoir d’achat des ménages ». Et le pique sur la question des marges. « Cher Patrick Cohen, répond Serge Papin, les marges sur l’essence n’ont de cesse d’être réduite ! ». Et d’ajouter que les distributeurs dans ce domaine « font quasiment du service public, aujourd’hui ! La marge que nous prenons c’est 2 à 3 centimes le litre ». Et d’ajouter que les deux tiers du prix de l’essence est fiscal. « Aussi, lorsque les distributeurs ont fait une opération « essence à prix coûtant » - qui a coûté à Système U près de 10 millions d’euros – le résultat pour le consommateur a été quasiment imperceptible ».

A noter que la dénomination de « service public » peut paraître forte. L’essence constitue en effet un service indispensable afin d’attirer le client en magasin. Ainsi dans le cadre global d’une grande surface, ce n’est qu’une équation commerciale de moins marger l’essence, pour attirer les consommateurs…

A propos de l’action gouvernementale, Serge Papin souligne que « c’est la première fois qu’un gouvernement propose une réduction des cotisations sociales sous formes de crédits d’impôts. Et que c’est un signe fort envoyé au secteur économique. » Estimant que cela « renforcerait les salaires nets, pour augmenter le pouvoir d’achat, et continuer à favoriser la consommation ».

Questions (pièges) d’auditeurs

Pris à parti par un auditeur sur les fameux « moitié prix » effectué sur les jouets lors des opérations du week-end dernier, hors période de soldes, Serge Papin a dû préciser que la marge sur ces produits n’est pas de 50%. Les ristournes effectuées se faisaient sous forme de bons d’achats, disponible en janvier. Un mécanisme qui permet de ne pas vendre à perte en dehors des périodes des soldes. Il en profite alors pour préciser « qu’aucune marge brute dans la grande distribution n’atteint ces niveaux ». Et rappelle alors le rapport Chalmin sous l’égide de Bercy, qui indique que les marges sont de 2%, en moyenne…

Pris à parti par un auditeur se présentant comme un ancien fournisseur de Système U, à propos du délai de paiement, et des bénéfices d’une trésorerie décalée donc investit financièrement, Serge Papin a affirmé qu’en alimentaire, le paiement se faisait – à peu près – à 20 jours. Et que le délai à 90 jours n'étant plus tant d'actualité.

Quant à la redistribution des bénéfices, selon lui, une caissière dans son magasin de La châtaigneraie, touche 21 000 euros brut annuel, en moyenne (avec primes et participation). En divisant sur 12 mois, elle touchera donc 1750 euros brut par mois « Bien au-delà du Smic, selon Serge Papin ».

Il est ensuite revenu sur sa position sur les PME déjà développée dans LSA.

Ecouter l'émission sur le site de France Inter.

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