Centrakor, 300 magasins et beaucoup d'ambition
Le rythme d’ouvertures ne faiblit pas. Assise sur un concept efficace – tout pour la maison, à un prix bas –, l’enseigne va continuer à quadriller le territoire. Visite du 300e magasin Centrakor à Fenouillet, près de Toulouse.
Quarante et un. C’est le nombre de magasins que va ouvrir Centrakor en 2017. Est-ce bien raisonnable quand on a déjà 300 points de vente exactement depuis le 31 octobre, date d’ouverture du magasin de Fenouillet, dans la banlieue de Toulouse « Oui, il reste de la place en France pour un concept comme le nôtre », répond Olivier Rondolotto, PDG du groupe toulousain. La preuve par les concurrents comme GiFi, qui dépasse 500 magasins et 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Alors que beaucoup pointent une saturation des mètres carrés en France, Centrakor voit de la place pour son concept en région parisienne, dans l’est et le sud-est de la France. D’ailleurs, l’enseigne au nom de centrale d’achat commence par les abords de la capitale, en apposant sa bannière à Garges-lès-Gonesse…juste en face d’un Action, ce fameux groupe néerlandais qui, en quatre ans, a inondé la France avec 200 magasins. « Ce n’est pas le même positionnement que nous », s’empresse de préciser Olivier Rondolotto.
De fait, les 2 800 m² de Centrakor, à Fenouillet, ne ressemblent pas à une grande surface hard discount. Ici, rien n’est low cost. Une fois dépassée la zone saisonnière – Noël, en ce moment, qui permet à l’enseigne de distribuer 8 millions de prospectus dans les boîtes aux lettres –, l’espace décoration ressemble à celui de n’importe quelle grande surface d’ameublement, avec ses propositions « scandinave », « charme » ou « zen ». La grande majorité des produits viennent d’Asie mais, chaque fois que c’est possible, il y a encore du made in France, le prix restant le curseur principal. Chez Centrakor, on peut trouver un petit canapé pour 250 €. Les arts de la table, autrement dit la vaisselle et les ustensiles de cuisine, ont de quoi faire des envieux. Les professionnels s’y fournissent d’ailleurs. On peut même y trouver quelques grandes marques, comme Sitram ou Pradel.
À coups de rachats et d’ouvertures
Faisant partie des plus grandes surfaces – la moyenne tourne plutôt autour de 1 500 m² –, le magasin de Fenouillet s’offre le luxe d’un rayon mercerie, ainsi que des luminaires. Sans oublier Zoé Confetti, qui appartient au même groupe (Cargo), positionnée sur les articles de fête. Bâtie autour d’un concept clair et précis, l’enseigne a grandi au fil des ans, à coups de rachats et d’ouvertures. Et à un rythme effréné. À raison de 20 à 30 ouvertures par an, la dynamique n’a jamais ralenti. Le montant peu élevé de la cotisation mensuelle (1 100 €) et la quasi-absence de droits d’entrée pour un statut de concession n’y sont pas étrangers. Les candidats affluent.
En chiffres
Le magasin
- 2 800 m² de surface
- 23 salariés
- 6 M€ le chiffre d’affaires sur la première année d’exploitation
L’enseigne
- 500 M€ le CA total à fin 2016 (+ 7 % par rapport à 2015 à périmètre constant)
- 247 magasins en concession, 53 en propre
- De 10 à 15 M€ d’investissement par an
- 8 millions de prospectus pour Noël
- 90% des produits importés d’Asie
Source : Centrakor
« Il y a encore de la place en France pour une enseigne comme Centrakor. Nous n’avons plus une image discount et bas de gamme, et pouvons toucher tout le monde, y compris des gens aux revenus plus élevés. ».
Olivier Rondolotto, PDG de Centrakor