Centrakor ouvre son 300ème magasin près de Toulouse

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Dans le sillage de GiFi ou de la Foir'Fouille, le toulousain Centrakor a choisi la banlieue de la ville rose pour implanter son 300ème magasin. Spécialisée dans l'équipement de la maison, l'enseigne affiche une croissance impressionnante.

Tout un symbole : Centrakor ouvre aujourd'hui dans la banlieue de Toulouse son 300ème magasin, dans son fief en quelque sorte.
Tout un symbole : Centrakor ouvre aujourd'hui dans la banlieue de Toulouse son 300ème magasin, dans son fief en quelque sorte.

Centrakor a choisi ce pont de la Toussaint pour inaugurer en toute discrétion son 300ème magasin dans la banlieue nord de Toulouse, dans la toute nouvelle zone commerciale de Fenouillet. Sur 2800 m², soit une superficie un poil plus grande que la moyenne de ces boîtes de périphérie, on y trouvera du textile d'ameublement, des objets de décoration, des cadeaux, mais aussi des luminaires et un rayon mercerie, choses que les autres Centrakor n'ont pas forcément, et une enseigne dédiée aux articles de fête, Zoé Confetti. C'est également là, tout près de son siège, que Centrakor a choisi d'ouvrir son 300ème magasin, après plus de vingt ans de croissance quasi-ininterrompue.

Ne pas laisser les autres s'engouffrer dans la brèche

C'est en 2004 que les choses sérieuses démarrent. Assimilée alors à de vulgaires soldeurs, Centrakor exploite une quarantaine de magasins quand Olivier Rondolotto, déjà dans ce secteur-là, la rachète. Début 2007, il franchit un grand pas en reprenant une petite chaîne, toulousaine aussi, Malin Plaisir. Pendant plusieurs années, l'enseigne grandit par croissance externe, en rachetant ici et là des réseaux indépendants (Cosy Crazy en Bretagne ou Michigan en Normandie). Mais pas seulement. Elle ouvre quinze à trente magasins par an, comme ces deux dernières années : en deux ans, Centrakor a ajouté 60 magasins à son actif. Une frénésie d'ouvertures qui lui permet d'atteindre 450 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015 et une croissance qui ferait pâlir plus d'un. "En 2016, nous devrions afficher une croissance à périmètre constant de 7%", précise Oliver Rondolotto, pdg de Centrakor.

Bientôt en centre-ville?

Depuis, le marché du discount non-alimentaire, comme l'appellent les experts, a aussi beaucoup évolué. GiFi et la Foir'Fouille ne sont plus les seuls concurrents de ce secteur. "Nous essayons d'avancer vite et de ne pas laisser les concurrents s'engouffrer dans le créneau", souligne Olivier Rondolotto. Dans les mois qui viennent, il s'agit de ne pas laisser filer les opportunités de rachat, ni les ouvertures. "Nous avons encore du potentiel en région parisienne, dans l'est et dans le sud-est de la France", précise-t-il. Autant d'occasions de planter le drapeau Centrakor avec des investissements à la hauteur, entre 10 et 15 millions d'euros par an, en périphérie, mais aussi en centre-ville, un chantier auquel Olivier Rondolotto compte bien s'atteler.

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