Chancerelle, le roi de la sardine

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Si les sardines restent préparées manuellement grâce au maintien d’un savoir-faire, le groupe Chancerelle modernise et spécialise ses sites pour garder son leadership.

Trop vétuste et plus adaptée aux normes de la grande distribution ! Comme annoncé il y a deux ans, Chancerelle, leader de la sardine en conserve, a fermé en février dernier son usine historique sur le port de Douarnenez, dans le Finistère. Une transition réalisée en douceur pour les salariés qui ont vite retrouvé leurs repè­res sur la zone de Lannugat, en périphérie de Douarnenez.

L’activité y est répartie sur deux sites, le premier datant de 1997, pour la sardine, avec trois lignes de production dédiées respectivement aux filets de sardine, sardines à l’ancienne et maquereaux. L’usine de Cobreco, rachetée en 2013 au groupe italien Nuova Castelli étant, pour sa part, réservée à la production du thon et aux produits élaborés (coquilles Saint-Jacques, émiettés, rillettes, merlu, verrines).

Au total, ce sont 9 M € qui ont été investis sur les trois dernières années pour restructurer ces deux sites et moderniser l’outil de production. « Il s’agit principalement d’aménagements techniques pour offrir plus de place, de lumière et améliorer la manutention, précise Jean-François Hug, directeur général de l’entreprise. Nous avons aussi renforcé ­l’encadrement des équipes d’usine et des services qualité et achats pour sécuriser les approvisionnements de plus en plus difficiles à assurer. » Le procédé de fabrication originel, lui, a été maintenu. Car il est le gage de la qualité et continue de faire la réputation de la conserverie Chancerelle.

Diversification et expansion

Fondée en 1853 par Robert Chancerelle, son fils ­Wenceslas, qui lui succédera en 1866, ancrera durablement l’affaire familiale à Douarnenez, grand port sardinier. Après les pénuries de poissons de 1902 à 1913, la Première Guerre mondiale permettra de relancer l’activité avant de sombrer à nouveau, durant l’entre-deux guerres, sous le coup de la crise. La conserverie survivra en se diversifiant avec d’autres poissons tels le thon et le maquereau.

En 1959, Robert Chancerelle, qui incarne la cinquième génération, lance la marque Connétable qu’il développera et sera l’artisan d’une nouvelle ère pour l’entreprise. Il adapte l’outil industriel, introduit les réfrigérateurs et sillonne la France pour vendre son poisson. Tout en maintenant le savoir-faire traditionnel qui permet de confire la sardine lentement dans l’huile.

Car dans l’usine de Lannugat, les femmes qui constituent toujours 70% des effectifs éviscèrent, préparent et mettent les sardines en boîte à la main. « Comme les sardi­nes sont de plus en plus petites, il faut plus de main-d’œu­vre », explique Jean-François Hug, préoccupé par les problèmes d’approvisionnement.

Mais la filière doit aussi, afin de rester concurrentielle, apporter un service de traçabilité irréprochable et la garantie d’une pêche le plus durable possible. Dans ce contex­te, la force de Chancerelle réside dans cette organisation sans faille. Et dans sa marque Connétable qui continue de séduire avec ses nouvelles recettes. Et permet de dynamiser un segment de la sardine où elle pèse 35% du marché. 

En dates

  • 1853 : naissance de la société Chancerelle1951 Création de la marque Connétable
  • 1980 : production de MDD2013 Rachat de Cobreco et prise de participation majoritaire dans l’usine de Belma au Maroc

En chiffres

  • 3e entreprise de conserverie de poisson en France
  • 130 M€ de CA
  • 423 salariés
  • 140M de boîtes produites par an

Source : Chancerelle

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Article extrait
du magazine N° 2382

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