Equipmag 2014

« Chaque euro investi dans le magasin doit être productif » Clément Charpillet, directeur général de HL Display

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LSA : Quelle est la mission d’une société comme HL Display aujourd’hui ?
C. C. : Notre métier n’a pas fondamentalement changé en 55 ans d’existence : créer  un contexte favorable au shopping, où l’acte d’achat est à la fois efficace et agréable. Cela passe par deux axes. D’abord, la communication point de vente, qui repose en priorité sur une communication efficace du prix – c’est tout de même le contrat de base que l’enseigne passe avec le client ! Ensuite, la partie aménagement et merchandising. En clair, il faut faire en sorte que le produit soit visible, facile à prendre en main, que le rayon soit clair et structuré. Des basiques, certes, mais qu’on a parfois tendance à oublier !

LSA : Le contexte économique, plus difficile, influe-t-il sur votre activité ?
C. C. : Nous ne sommes plus dans les années 80, où rien n’était trop beau pour l’enseigne. La situation économique la ramène à la réalité : chaque euro investi dans le magasin doit être productif. Autre tendance forte, en ces temps de tension sur le pouvoir d’achat : essayer de créer des achats d’impulsion. C’est d’ailleurs le propos de notre dernier produit, Side-Kick. Ce petit présentoir escamotable en plastique injecté permet d’obtenir en un clin d’œil du liénaire additionnel.

LSA : Vous présentez sur votre stand une offre « vrac » qui ne manque pas d’attirer l’œil en ces temps où emballage et développement durable ne font pas forcément très bon ménage…
C. C. : Cela fait deux et demi que nous la proposons, mais le moins qu’on puisse dire c’est que les enseignes françaises y vont tout doucement. Elle a d’abord intéressé les distributeurs discount ; aujourd’hui, elle a davantage une image de « bio », de naturalité. De plus en plus de distributeurs commencent à nous dire : « Vous avez raison », mais ils mettent du temps à passer à l’acte. C’est qu’il faut organiser toute la filière, notamment l’approvisionnement. Et puis, ils ont peur de cannibaliser les autres rayons. Je vous assure qu’aux Etats-Unis, où le vrac est très développé, il n’en est rien… Mais il faut que l’idée fasse son chemin.

Propos recueillis par Laure Cailloce

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