Charcuterie et fromage, une alliance à renforcer

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BRÈVES Avec l’hiver qui approche, les opérations raclette et fondue constituent de belles occasions pour doper les ventes du rayon charcuterie. Le point sur les initiativesqui se mettent en place avec les marques de fromages et les pistes à privilégier.

« Les terroirs fromagers et charcutiers sont historiquement liés », rappelle d’emblée Delphine Perrot, responsable marketing et communication chez Henri Raffin. Un lien historique qui s’exprime aussi dans la consommation. Le sandwich jambon-fromage n’est-il pas un standard du snacking ? Et que dire des lardons et autres aides culinaires, dont 40% des volumes sont cuisinés avec du fromage, notamment pour l’élaboration des quiches et des tartes. « Nous avons tous conscience du lien évident qui existe entre le fromage et la charcuterie, et de l’intérêt de favoriser une consommation par l’usage », constate Olivier Devic, chef de marché charcuterie chez Fleury Michon. À cet égard, la raclette et la fondue, qui figurent toujours dans le top 10 des plats préférés des Français, constituent de belles occasions de mariage. 

Une occasion que ne manquera pas Henri Raffin. Pour la première fois, l’industriel savoyard associera, en février 2015, son plateau de charcuterie tranchée avec le fromage spécial raclette d’Entremont. Prenant ainsi la suite d’Aoste qui, depuis 2008, était partenaire de la marque de fromages. « Outre des ventes additionnelles attendues, c’est un bon moyen de faire rayonner notre marque au-delà de la Savoie », s’enthousiasme Delphine Perrot.

 

Trouver le bon partenaire

Encore faut-il trouver le bon partenaire. Car, hormis RichesMonts et Entremont, ils ne sont pas si nombreux. Selon Nicolas Tournois, directeur de Sacor (Bastides Salaisons), la difficulté à s’inscrire dans des opérations de partenariat viendrait plutôt du fait que les deux rayons ne sont pas gérés par les mêmes acheteurs.

Une chose est sûre, les marques de charcuterie sont prêtes à adapter leur offre, y compris sur le plan technologique, afin de pouvoir tenir leur place dans l’univers dédié à la raclette. Ainsi, Maison Milhau a mis au point un jambon sec supérieur de 9 mois qui peut se conserver hors froid jusqu’à 24°C. De même pour la première fois, en février prochain, Fleury Michon sera présente dans une opération spéciale raclette, avec ses produits de jambon cru et cuit présentés dans des banques de froid installées dans les allées centrales d’une enseigne.

Le copacking ou le cobranding offrent d’autres possibilités. Loin de l’univers de la raclette, Fleury Michon a déjà une première expérience réussie avec son Haché de jambon à La Vache qui rit, codéveloppé avec Bel. En quelques mois, 600 000 ventes ont été réalisées, et le taux de pénétration s’élève déjà à 2%. Le lancement en septembre dernier d’une référence spéciale raclette de Leerdammer, autre marque de Bel, pourrait donner des idées à Fleury Michon.

Cependant, le copacking suscite les réserves des industriels . « Les DLC ne sont pas toujours compatibles », observe Marion Payré, directrice marketing de Maison Milhau. « Il peut être dommage d’enfermer un produit qui a des rotations très importantes dans un seul usage », remarque Olivier Devic. Si fromage et charcuterie font assurément bon ménage, sauter le pas relève, semble-t-il, d’un exercice d’équilibriste. 

Une première !

En février, les savoyards Henri Raffin et Entremont se lieront pour une opération spéciale raclette, avec coppa, rosette et fromage...

Incontournable

Jambon sec spécial raclette qui se conserve hors froid, plateau raclette 12 tranches, grand plateau de 40 tranches… Maison Milhau fait de ce plat un temps fort pour doper ses ventes de charcuterie.

L’origine d’abord

Entrée sur les salaisons depuis octobre 2013, Fleury Michon privilégie l’origine plutôt que l’usage. Son plateau de charcuterie espagnole s’invite dans les opérations raclette, mais aussi les apéritifs, buffets… 

Les deux rayons les plus fréquentés de l’univers alimentaire                           

Données en cumul annuel mobile au 7 septembre 2014, conjoncture consommation PGC + FLS total France.

Sources : Homescan, Nielsen

 

 

Les raisons de les associer

  • Développer les ventes additionnelles
  • Profiter de la forcede frappe d’une marque
  • Mettre en avant le savoir-faire d’un terroir

Les freins

  • Enfermer le produitdans un usage unique
  • Des DLC pas forcément compatibles (dans le cas du copackaging)

 

 

Nous avons tous conscience du lien qui existe entre le fromage et la charcuterie, et de l’intérêt de favoriser une consommation par l’usage. 

Olivier Devic, chef de marché charcuterie chez Fleury Michon

 

 

 

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Article extrait
du magazine N° 2346

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