Charcuterie : L’export, planche de salut

Charcuterie : L’export, planche de salut

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Les tendances

  • Une panne de rentabilitépour les ventes en France,un charcutier sur deuxa perdu de l’argent en 2013,selon l’interprofession.
  • L’export est donc un axe de développement de plus en plus soutenu pour doper les ventes des professionnels et diversifier leurs sources de revenus.
  • La Chine est le dernier paysoù les entreprises viennentde poser le pied. Le potentielest de taille (lire p. 44 à 48).  

L’international. Un projet jamais abandonné certes, mais remis sur le devant de la scène par l’interprofession du secteur depuis cinq ans. La raison est à trouver… En France, dans un marché atone. « Les ventes ralentissent depuis 2008, mais nous sommes toujours sur un bon rythme de croissance. En revanche, c’est la rentabilité des professionnels qui pose problème », analyse Robert Volut, président de la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes (Fict). Entre les hausses des cours des matières premières difficiles à répercuter sur le prix de vente final et la concurrence aux frontières de la France, la situation des acteurs du secteur se durcit. « En 2012, un charcutier sur deux a perdu de l’argent », s’indigne ainsi Robert Volut.

Alors forcément, les professionnels du porc ont voulu voir si l’herbe était plus verte ailleurs. L’export de cochonnaille « made in France » reste encore peu développé. Les ventes représentent 370 millions d’euros, quand le total de l’industrie charcutière de l’Hexagone pèse 6 ­milliards d’euros. Les produits dérivés du porc constituent la part la plus importante des ventes à l’étranger (326 M €) ; ils sont principalement envoyés chez nos voisins, c’est-à-dire la Belgique, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Ces clients se délectent, dans l’ordre, de saucissons (105 M €), de saucisses (68 M €) et de jambons cuits (47 M €).

Si l’Europe demeure le premier client de la France, les ambitions des charcutiers dépassent largement les frontières de l’UE. Direction l’Asie. Là-bas, le chiffre d’affaires des Frenchies dans la charcuterie, réalisé principalement en Corée, au Japon et à Hongkong, reste encore peu important à ce jour, à 21 M €. Mais tout pourrait changer en peu de temps, les trois premières entreprises françaises de salaisons viennent, en effet, d’obtenir l’agrément pour pouvoir exporter en Chine. À la clé, un pays puissant économiquement, dont la classe moyenne gonfle et aspire à un mode de vie proche des Occidentaux. Nos petits cochons français plient donc bagage pour des cieux plus radieux. Prêts pour le décollage 

4,67 Mrds €

Le chiffre d’affaires de la charcuterie en hypers et supermarchés, CAM au 23 février 2014

+ 3,2%

L’évolution en valeur du marché vs 2013
Source : Iri

+ 1,2%

L’évolution en volume

Les tops

  • + 61,7% les lots mixtes de saucissons et saucisses
  • + 21% les saucissons et saucisses au frais emballé
  • + 17,3% les pâtés et rillettes au frais emballé

Les flops

  • - 20,5% les Ballotines et galantines
  • - 14,6% le jambon cru tranché de Vendée
  • - 13,2% l’épaule

Données chiffres : évolutions en volume, CAM au 23 février 2014 vs 2013 HM + SM Source : Iri

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Article extrait
du magazine N° 2320

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