Charles Antoine Bary, Credeez : "la loi Hamon va dans notre sens"

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DossierLÉGISLATION - LOIS Interview de Charles Antoine Bary, directeur associé chez www.credeez.com. Le spécialiste du crédit à taux zéro, arrivé récemment sur le marché, considère que la loi Hamon va plutôt être bénéfique pour son activité, qu’il estime orientée sur la protection des consommateurs pour les offres de crédit.

Charles Antoine Bary, directeur associé
Charles Antoine Bary, directeur associé

LSA : La loi Hamon va-t-elle changer quelque chose pour www.credeez.com ?

Charles Antoine Bary : Au contraire, c’est plutôt une bonne loi parce qu’elle va réduire les dépenses contraintes et mieux protéger le consommateur contre le surendettement, notamment en encadrant le crédit renouvelable que nous ne pratiquons pas dans notre offre limitée à  des crédits amortissables. La loi va créer une plus grande concurrence entre les instituts financiers. Elle va précisément dans notre sens puisque notre modèle repose sur la recherche de crédit à taux zéro ou faible au bénéfice des consommateurs, grâce à nos partenariats avec les organismes de crédit et nos magasins partenaires.

LSA : N’êtes-vous pas d’abord un comparateur, un intermédiaire comme Meilleurtaux ?

CAB : Bien sûr, mais  le modèle est plus novateur que les comparateurs de crédit classiques comme Meilleurtaux. Nous avons renversé le modèle du crédit dans l’intérêt des ménages. Quand un consommateur s’adresse à nous, nous négocions avec nos partenaires financiers et le redirigeons par le suite, s’il le souhaite bien sûr, vers nos partenaires commerçants (auto, travaux…).  Nous percevons une commission auprès des organismes de crédit et des commerçants – une centaine sur Paris pour l’instant - puis nous remboursons le coût du crédit au consommateur afin qu’il ait, in fine, en sa possession un crédit sans intérêt.

LSA : Qui vérifie que le contractant du crédit n’est pas surendetté ?

CAB : Ce sont nos partenaires qui prennent le risque financier et les obligations liées à l’obtention d’un crédit. Il s’agit bien d’un crédit amortissable, mais lorsque j’emprunte 4 000 euros, je rembourse 4 000 euros et le coût du crédit est pris en charge par www.credeez.com.

LSA : Le commerçant n’augmente-il pas sa marge et le prix du produit pour compenser la prise en charge du coût du crédit ?

CAB : Non, ce n’est pas son intérêt de prendre sur la marge du consommateur, au contraire. Notre but est de lutter contre les marges trop élevées comme elles existent souvent dans le meuble, ou dans les concessions automobiles, où il faut négocier des remises importantes et supporter des coûts de crédit élevés. Nous avons déjà une centaine de magasins sur Paris, mais une levée de fonds dans les prochains mois va nous permettre de rayonner sur toutes les grandes métropoles.

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