Château Lagrézette, le vin chic du Sud-Ouest

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En trente-cinq ans, il a su se hisser parmi les meilleurs malbecs du monde. Carrefour Market en propose lors de sa foire aux vins d’automne.

En 1979, le château Lagrézette n’est qu’une ruine quand Alain-Dominique Perrin, alors patron du groupe de luxe Richemont (Cartier, Montblanc, Jaegher-LeCoultre, etc.), et son épouse tombent sous son charme et l’achètent. Perdu au fin fond du Lot, à Caillac, ce château ­édifié au XVe siècle par Adhémar de Massaut en impose par son étendue et son architecture médiévale, teintée de motifs Renaissance.

Les vignes entourant le château étaient, elles aussi, à l’abandon et Alain-Dominique Perrin aurait pu continuer de les délaisser tant il était occupé par la restauration de son château et des jardins at­tenants. Cependant, l’un de ses voisins viticulteurs, Guy Pradel, lui dit un jour que les 60 hectares entourant le château figurent parmi les plus beaux terroirs de la région. Un document démontre même que, sur ces terres faites de limon et d’argile, les premières vendanges datent de 1503.

Les propos de Guy Pradel puis la lecture de ce document historique suffisent à convaincre Alain-Dominique Perrin, grand amateur d’art et de patrimoine, d’ajouter un autre métier à sa palette, celui de viticulteur. Comme l’apprentis­sage de ce métier est long, Alain-Dominique Perrin propose à Guy Pradel et à Michel Rolland (à droite sur la photo), œnolo­gue et spécialiste du cépage malbec – il est propriétaire d’une bo­dega en Argentine, autre pays du malbec –, de le conseiller. En 1992, Alain-Dominique Perrin fait construire un chai en souterrain qu’il rénove en 2011 afin qu’il reste à la pointe de la technologie. « Il permet de travailler les raisins sur le principe de la ­gravité, ce qui évite d’abîmer les grains », détaille Claude Boudamani, directeur général de Château Lagrézette.

Pluie de prix, de médailles et de bonnes notes

Depuis trente-cinq ans qu’il appartient à Alain-Dominique Perrin, le vin Château Lagrézette, un 100% malbec, n’a cessé de gagner en élégance et rafle chaque année prix, médailles et notes égales, voire supérieures à celles de grands crus bordelais comme Petrus ou Latour (au-dessus de 90/100 par le critique américain Robert Parker, au-dessus de 16/20 par la Britannique Jancis Robinson). Autant d’atouts qui ont aidé à la renommée de ce château installé sur une appellation longtemps en manque de reconnaissance, Cahors. D’ailleurs, Cahors ne figure pas sur les étiquettes, le propriétaire préférant mettre en avant malbec, car ce cépage est bien plus connu à l’étranger que l’appellation française. Une initia­tive qui n’a pas toujours été goûtée par les viticulteurs de l’AOC.

Le dernier atout de Lagrézette ? Contrairement aux grands crus bordelais, les prix des différentes déclinaisons de ce vin ne jouent pas au yo-yo. Les 70 000 bouteilles produites chaque année sont ­commercialisées dans des circuits courts : les cinq boutiques d’Alain-Dominique Perrin (Toulouse, Sarlat, au château…), chez quel­ques cavistes en France et dans une vingtaine de pays, mais aussi chez Carrefour Market, lors de sa foire aux vins d’au­tomne.

En dates

  • 1503 : premières vendanges
  • 1979 : rachat par Alain-Dominique Perrin
  • 1992 : création d’un chai en souterrain
  • 2011 : rénovation du chai
  • 2013 : vendu en GMS, chez Carrefour Market, lors de sa foire aux vins d’automne.

En chiffres

  • 70 000 cols/an
  • 90 hectares
  • 4 M€ de CA pour les 3 domaines d’Alain-Dominique Perrin (60 ha à Caillac, 20 ha à Landiech, 10 ha à Rocamadour)

Source :  ADP 

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Article extrait
du magazine N° 2381

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