Chocolaterie de Bourgogne en redressement judiciaire

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La société Chocolaterie de Bourgogne, qui emploie 310 salariés à Dijon, a été placée en redressement judiciaire.

La société de Dijon a été placée en redressement judiciaire
La société de Dijon a été placée en redressement judiciaire

Placée en redressement judiciaire mardi par le tribunal de commerce de Dijon pour une durée de six mois, Chocolaterie de Bourgogne doit combler un trou entre "cinq et six millions d'euros de besoin de fonds de roulement (BFR)" entre fin octobre et la fin du premier trimestre 2015, a indiqué son dirigeant qui, avec deux investisseurs étrangers, avait repris et transformé en 2012 l'usine dijonnaise du groupe suisse Barry Callebaut, numéro un mondial du chocolat industriel, en une nouvelle entité, Chocolaterie de Bourgogne.

Une directive européenne montrée du doigt

M. De Jarcy a mis en avant "le retard dans la mise en place d'une directive européenne qui prévoit un nouvel étiquetage (dans l'agroalimentaire) à partir du 1er janvier 2015" pour expliquer les difficultés de son entreprise. Ce "retard" a généré des délais plus longs dans l'approvisionnement des emballages, perturbant la bonne exploitation du site et plongeant l'entreprise dans le rouge, selon lui. Pour en sortir avant même la fin de la période d'observation du plan de redressement judiciaire, Chocolaterie de Bourgogne mise également sur un "apport financier" de la part des pouvoirs publics et d'investisseurs privés français et européens.

L'entreprise, dont le premier client reste Barry Callebaut, produit également pour de grandes marques et des enseignes de la grande distribution, et commercialise son propre chocolat "Prestige de Bourgogne". Chocolaterie de Bourgogne table sur un budget prévisionnel compris entre "100 et 110 millions" pour l'exercice 2014-2015.

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