Christine Lagarde cède à Red Bull

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Vendredi 15 mai, la ministre de l'Économie a fait un aller-retour à Vienne, le temps de signer un accord attendu depuis douze ans par Dietrich Mateschitz, PDG de Red Bull. Cet accord « à effet immédiat » autorise la commercialisation de la célèbre boisson énergisante sur le sol français... avec de la taurine et non de l'arginine, comme annoncé début avril. Un revirement dont l'explication est affaire de gros sous. L'Autrichien réclamait 300 M E de dédommagement à l'État français. Bien sûr, grâce à ce feu vert, Red Bull retire sa plainte. Bercy explique son geste par le fait que le « taureau rouge » est déjà vendu dans 25 des 27 pays de l'Union européenne. Cette autorisation ressemble à un camouflet pour l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, qui avait rendu quatre avis négatifs sur Red Bull, sous le prétexte que « la consommation excessive de taurine peut entraîner des troubles du comportement ». Une chose est sûre : les boissons énergisantes Burn (Coca-Cola) et Dark Dog (Karlsberg) vont devoir regarder d'un oeil plus vigilant l'arrivée du Red Bull « normal », l'energy drink la plus vendue au monde.

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Article extrait
du magazine N° 2046

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