Marchés

Christophe Bonno, Agromousquetaires : "Nous voulons être un producteur-commerçant au service de nos points de vente"

|

Intermarché a annoncé il y a quelques jours sa volonté de regrouper ses 12 filières (64 unités de production) pour harmoniser sa stratégie industrielle sous une nouvelle structure : Agromousquetaires. Christophe Bonno, directeur général d’Agromousquetaires, explique à LSA les raisons de ce regroupement.

La nouvelle structure des Mousquetaires : Agromousquetaires
La nouvelle structure des Mousquetaires : Agromousquetaires

LSA : Concrètement, que va changer ce regroupement ?
Christophe Bonno : Avec Agromousquetaires, nous réaffirmons notre position d’acteur unique en France présent sur toute la chaine alimentaire, de la production à la distribution. Avec les 64 unités de production regroupées, nous allons accentuer notre position de producteur-commerçant au service de nos points vente. L’idée est donc d’accroitre la part de marché des enseignes du Groupement et de renforcer nos positions sur les marchés de nos 12 filières de production (viandes, lait, épicerie, boisons, vins, mer…). Par ailleurs, cela va également nous permettre d’avoir une meilleure organisation commerciale et de recherche & développement. Nous allons ainsi avoir une maitrise parfaite de nos différents métiers et continuer à travailler sur la qualité, par exemple, sur la viande française. Nous voulons continuer à satisfaire nos clients qui sont à la recherche de valeur comme la proximité, le maintien de l’emploi local et le made in France mais également réconcilier les producteurs avec les distributeurs.

LSA : Vous avez annoncé un investissement de 125 millions d’euros d’ici fin 2014. Sur quoi va-t-il porter ?
Ch. B. : Il va surtout servir à moderniser nos outils de production, qui sont presque arrivés à saturation, afin d’augmenter nos volumes. Ainsi, nous pourront développer l’export vers l’Europe occidentale. Mais la priorité restera les points de vente Intermarché.

LSA : Avec votre rapprochement avec le groupe Casino et votre souhait d’augmenter vos volumes de production, envisagez-vous de fabriquer les marques de distributeur de ce dernier ?
Ch. B. : Nous ne produirons pas les marques de distributeur de Casino. Nos capacités de production restent insuffisantes. Par ailleurs, l’accord avec eux ne porte que sur l’achat des marques nationales et non la fabrication des MDD.

L'interview complète de Christophe Bonno en vidéo

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité des marchés, des distributeurs et des fournisseurs de produits alimentaires.

Ne plus voir ce message