Marchés

Christophe Salmon, Mattel France : "Notre ambition pour cette fin d'année est de retrouver de la croissance" [Interview]

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Nommé à la direction générale de Mattel France et Belgique au cours de l'été 2015 en remplacement de Mateo Romano promu vice-président commercial et développement au siège du géant américain du jouet, Christophe Salmon revient pour LSA sur les ambitions du groupe en France pour le prochain Noël. Interview.

Ancien directeur commercial de Mattel France et directeur de l'activation de la marque, Christophe Salmon a pris la direction générale de Mattel France en Belgique en août 2015.
Ancien directeur commercial de Mattel France et directeur de l'activation de la marque, Christophe Salmon a pris la direction générale de Mattel France en Belgique en août 2015.© Mattel

Arrivé cet été à la direction générale de Mattel France et Belgique, Christophe Salmon est déjà bien connu dans le monde du jouet. Et pour cause : entré en 2005 chez Mattel, il fut notamment son directeur commercial pour l'Hexagone avant d'être promu en 2014 directeur de l'activation de la marque pour la France, la Belgique, l'Espagne et le Portugal. Pour LSA, il fait le point sur sa feuille de route pour ses nouvelles fonctions et les ambitions de Mattel sur la fin d'année. Interview.

LSA - Votre nomination a la direction générale de Mattel France a été annoncée en août 2015, quels sont vos objectifs pour cette nouvelle fonction ?

Christophe Salmon - Je suis entré chez Mattel il y a dix ans, après six ans passés chez Unilever. L'adage disant que lorsque l'on entre dans le jouet, on y reste généralement me convient donc bien. Pour remplacer Mateo Romano, qui dirigeait Mattel France depuis 2009, la volonté du groupe était de conserver une continuité sur les hommes en nommant une personne connaissant bien l'entreprise et le marché français. Au cours de ces dix dernières années, j'ai vu beaucoup de cycles sur ce marché, loin d'être un long fleuve tranquille. Pas seulement en termes d'innovation produits mais également concernant les façons de vendre les jouets, les circuits de distribution, le comportement des consommateurs...

Développer le dialogue et l'engagement

Ma feuille de route dans mes nouvelles fonctions comporte deux principaux objectifs qui m'animeront ainsi que le groupe : retrouver de la croissance pour cette fin d'année 2015 et animer nos marques et nos produits pour renforcer la conversation et l'engagement avec nos consommateurs.

LSA - Aujourd'hui, quelle est la situation de Mattel sur le marché français ?

C. - S. - Selon les semaines, nous oscillons entre la 3ème et la 4ème position en parts de marché. Nous enregistrons une décroissance mais ambitionnons d'inverser cette tendance pour la fin d'année. Mattel dispose de marques socles fortes et durables. Il ne faut pas oublier, par exemple, que Barbie représente plus de 80 millions de poupées produites dans le monde et que les fillettes de 3 à 6 ans en possèdent 9 en moyenne ! Cette année, nous avons fait évoluer la communication autour de Barbie avec, notamment, la tournée en camping-car Barbie Be Super Tour [qui fera étape sur le prochain salon Kid Expo à Paris du 17 au 21 octobre 2015 : NDLR]. Cette campagne vise à aller à la rencontre de nos consommatrices et de leur proposer une expérience de marque et de vivre une journée dans l'univers de Barbie. Cette iniative nous permet de faire parler de Barbie autrement que via les médias. 

Des marques socles et des licences

Pour la fin d'année, nous mettons également l'accent sur notre gamme Barbie Fashionistas où Barbie est présentée au travers de 50 nationalités différentes avec 8 couleurs de peau, 14 formes de visage... L'objectif est de montrer la diversité de Barbie, loin d'être seulement la blonde poupée iconique. Pour notre nouvelle ligne Barbie Rock'n'Royals, nous travaillons avec Universal et les cinémas CGR pour 200 diffusions du film dédié au cinéma. Nous mettrons aussi l'emphase sur la théâtralisation en magasins. Sur la catégorie des jouets pour fillettes, nous poursuivons nos efforts sur Monster High, qui reste la troisième propriété sur le segment des poupées mannequins, avec le lancement d'une poupée géante et d'un film pour la fin d'année. En premier âge, nous avons travaillé différemment cette année la communication autour de notre marque Fisher-Price, avec le renforcement de notre présence sur internet et les réseaux sociaux afin de mieux expliquer notre nouveau concept de jouets évolutifs. Nous lançons également pour Noël un robot interactif qui chante, danse, aide à apprendre l'alphabet et les chiffres...

LSA - Qu'en est-il sur les licences ?

C. S. - Pour cette fin d'année, nous surferons aussi sur l'actualité chaude de ce Noël, avec des efforts de communication conjoints avec Disney autour de La Reine des Neiges. Nous sommes aussi positionnés sur la déferlante attendue de Star Wars avec notamment notre marque Hot Wheels avec des véhicules mais aussi des vaisseaux et des play-sets. Nous renforçons également notre partenariat avec Warner qui s'amplifiera l'an prochain avec des actualités autour de Batman et notre gamme de superhéroïnes.

LSA - Quel est votre plan de communication pour ce Noël ?

C. S. -  Nous restons un acteur incontournable en matière de communication. Pour cette fin d'année, nous continuerons à investir massivement - nous accroissons ainsi nos investissements médiatiques de 12% cette année sur Barbie - en télévision mais aussi sur les médias digitaux pour toucher les parents. Nous avons aussi prévu des placements de contenu sur les chaînes enfant autour de certaines de nos propriétés comme le train Thomas et ses amis. Nous serons également fortement présents dans les catalogues de Noël des enseignes. Et innovons cette année avec des spots radio autour de nos jeux de société. Là aussi, notre volonté est de faire bouger les lignes.

 

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