Commande de produits non-essentiels depuis le magasin, c’est non pour Bercy

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Le principe de vente au comptoir n’est pas du click and collect pour le ministère de l’économie. Le client doit réaliser l’achat chez lui et venir uniquement le chercher. Des sanctions à venir ?

Le fait de commander un article de produit dit non-essentiel depuis la surface de la vente et de le retirer sur place n'est pas pour le ministère de l'Economie un service de click and collect.
Le fait de commander un article de produit dit non-essentiel depuis la surface de la vente et de le retirer sur place n'est pas pour le ministère de l'Economie un service de click and collect.© ML / LSA

Passez ici vos commandes de produits non-alimentaires et retirez le produit à un point de retrait. Ce panneau, affiché actuellement dans plusieurs hypermarchés Carrefour, fait la promotion du nouveau service de vente au comptoir mis en place face à la restriction des ventes pour les produits non-essentiels. Et il n’y a pas que ce distributeur qui a décidé de proposer un service de click and collect en magasin, des Intermarché ou E.Leclerc le proposent aussi. 

Or, LSA a contacté Bercy, la vente au comptoir n’a jamais été autorisée. « Cela revient à acheter dans le rayon, nous indique un porte-parole. La vocation du click and collect est de commander depuis chez soi puis de venir récupérer son produit. » Et que dire des comptoirs de La Grande Récré ou de Beauty Success qui sont installés à l'entrée des magasins mais qui techniquement ne reçoivent pas de public. Ca passe? Ou encore des enseignes comme Fnac qui sont capables de réaliser une commande en 20 minutes? 

Ce n'est pas l'esprit du click and collect, martèle Bercy. Mais difficile d’imaginer imposer un délai incompressible car le secteur de la restauration est aussi touché par cette mesure nous précise-t-on. 

Dans les faits, on peut comprendre qu’une vente au comptoir génère une interaction avec un vendeur, une file d’attente s’il y a plusieurs personnes, et finalement rallonge le temps de parcours des clients, notamment dans le cas des hypermarchés. Mais du côté des enseignes de jouets, on avance que si un client a commandé deux produits et qu’il en voit un en vitrine, il sera difficile de refuser une vente.

Le ministère de l’Economie renvoie vers le ministère de l’Intérieur pour des possibles sanctions. Peut-être une clarification à venir avec les nouvelles annonces attendues le 12 novembre? Emmanuel Macron avait en effet annoncé une révision du confinement à cette date selon la situation. La fronde des commerces jugés non-essentiels sera-t-elle entendue ? A suivre, mais les débats sont d’ores et déjà tendus avec le gouvernement mais aussi entre les enseignes qui ont pu rester ouvertes et celles qui ont baissé le rideau.

 

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