Comment Decathlon compte encore transformer la caisse

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Decathlon a été précurseur dans l’usage de la RFID lors du passage en caisse. Désormais, l’enseigne cherche à multiplier les solutions d’encaissement en misant entre autre sur la mobilité. Mais l’usage de la RFID complexifie les choses. Le point avec Nicolas Voglimacci, leader IT en charge des sujets POS et paiement.

Le nouveau magasin de Velizy 2 en région parisienne (78) sert de pilote pour tester l'encaissement mobile.
Le nouveau magasin de Velizy 2 en région parisienne (78) sert de pilote pour tester l'encaissement mobile. © CC / LSA

Rendre le paiement en magasin aussi souple que possible en proposant des solutions pour encaisser quand le client ou le collaborateur le souhaite. Voilà la ligne de conduite de Nicolas Voglimacci, leader IT en charge des sujets POS  et paiement pour Decathlon. L’innovation dans l’encaissement est un leitmotiv pour l’enseigne qui a d’ailleurs été pionnière dans l’usage de la RFID en caisse et parmi les premiers à éclater la traditionnelle ligne de caisses. Désormais, les clients s’orientent vers un pôle de caisse et les bacs lecteurs RFID permettent de zapper l’étape du scan des produits.

Un effet wahou que certaines enseignes comme Nespresso et depuis peu Celio éprouvent. Decathlon a également développé sa propre application de paiement DecatPay mais « le taux d’utilisation reste faible même si l’application fonctionne très bien car il n’y a pas assez de récurrence d’achats, analyse Nicolas Vogglimaci. Nous sommes en revanche capables d’accepter tous les moyens de paiements digitaux. » Des réflexions sont en cours pour créer une version groupe Mulliez mais le projet est complexe.

Diminuer par deux le temps d’encaissement

In fine, « payer en déposant les articles un par un dans un bac reste la principale façon d’encaisser dans nos magasins, indique le responsable. La transaction est réduite uniquement à un paiement ce qui permet de diminuer par deux l’opération. Les collaborateurs vont pouvoir engager un dialogue différent avec les clients. Il n’y a pas de valeur ajoutée dans l’encaissement mais dans la relation. »

D’ailleurs créer un magasin tout automatisé sans caisse n’est pas du tout à l’ordre du jour au sein de l’enseigne sportive, le lien avec le client doit être maintenu. L’enseigne envisage éventuellement une ouverture en mode autonome, par exemple entre 20h et minuit et peut-être en restreignant l’offre avec un accès restreint au magasin.

VIDÉO DE PRÉSENTATION DU SERVICE TESTÉ SUR DECATHLON VÉLIZY 2 :


 

La mobilité en test

Le spécialiste du sport veut maintenant passer sur un encaissement mobile et des tests seront menés en 2020. Mais pour ce scénario, la RFID pose un souci. En effet, avec un mobile, le client scanne un code-barres et dans 50% des produits, il ne fait pas le lien avec les informations RFID. Le produit sonnera en sortant.

Dans le nouveau magasin de Vélizy 2, de nouvelles bornes ont fait leur apparition. Ainsi, Le client gère le paiement sur son mobile et marquera un arrêt pour passer les articles devant un lecteur RFID et ainsi changer le statut du tag. Une opération qui ne peut pas être réalisée avec un simple mobile. Nicolas Voglimacci réfléchit même la mise en place d’un sas de sortie pour automatiquement réaliser cette opération. « La lecture d’un tag RFID est assez simple et peut se faire à distance mais la principale difficulté c’est d’être capable de relier ces informations à un client et un panier », commente le responsable.

L'encaissement en mobilité des vendeurs plus simple à déployer

Sur Lyon Confluence, l’application CubeInstore permet aux vendeurs d’encaisser en mobilité avec un lecteur RFID portable et le client paie par carte bancaire. Ce même scénario a également été testé lors de l’évènement sportif du trail Côte d’Opale où un mini-magasin a été créé pour l’occasion. « Nous utilisons le même matériel que pour le test des produits avec une capture de l’empreinte bancaire que l’on conserve 7 jours », précise le spécialiste caisse. Le projet d’encaissement en mobilité des vendeurs reste encore en phase pilote mais le sujet devrait se déployer.

Faire disparaître le paiement

Nicolas Voglimacci imagine déjà d’autres scénarios qui viendraient encore simplifier l’acte d’achat en supprimant la phase de paiement, exactement comme Uber l’a fait. « Les clients ont confiance dans nos produits et ils nous font aussi confiance sur la façon de payer, pointe Nicolas Voglimacci. On peut alors imaginer qu’ils nous donnent une pré-autorisation de paiement et il n’aurait plus qu’à prendre les articles voulus et finaliser la transaction chez lui ou mettre en place un débit automatique s’ils ne retournent pas les produits au bout d’un certain temps. » Un scénario déjà en partie déployé avec le service essayer et payer plus tard mais le consommateur doit forcément passer par un vendeur. A suivre !

 

 

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