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Comment élabore-t-on les dates limites de consommation?

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Alors que le débat fait rage autour de la lutte anti-gaspillage, l’Association Nationale des Industries Alimentaires estime qu’il est essentiel de continuer à informer le consommateur sur les dates limites de consommation et les dates de durabilité minimale. Camille Helmer, responsable des affaires réglementaires de l’ANIA, explique comment et sur quelles bases sont fixées ces dernières.

Une réglementation impose d’appliquer une DLC ou une DDM.
Une réglementation impose d’appliquer une DLC ou une DDM.

LSA : Quelles sont les indications données aux consommateurs sur les dates de consommation des produits alimentaires ?

Camille Helmer : Il existe deux mentions différentes pour les aliments, qui reposent sur le principe de sécurité alimentaire. Pour ceux dits périssables comme les produits frais, on parle de Date Limite de Consommation (DLC), avec la mention "à consommer jusqu’à". Avec cette mention, le consommateur est informé qu’au-delà de cette date, il existe d’éventuels risques microbiologiques et sanitaires pour la santé humaine.
L’autre, la Date de Durabilité Minimale ou DDM (ex DLUO concerne les produits alimentaires), concerne les produits, qui, au-delà d’une certaine date ne présentent pas de risques avérés. La recommandation, "A consommer de préférence avant", signale au consommateur, qu’après cette date, l’aliment peut avoir perdu en qualité organoleptiques ou nutritionnelles. Par exemple, un café avec moins d’arômes ou un jus de fruits avec moins de vitamines…

LSA : Sur quelles bases sont fixées ces dates ?
C. H. : Une réglementation impose d’appliquer une DLC ou une DDM. Soumis aux contrôles des autorités publiques, les fabricants définissent ces dernières en fonction de différents critères: la composition du produit, le processus et les étapes de fabrication, les conditions de conservation, les étapes de stockage, la chaine du froid… Il y a des normes pour déterminer les dates à appliquer. Les décisions des fabricants sont encadrées et doivent être justifiées.

LSA : Dans le cadre de la lutte anti-gaspillage, peut-on envisager une modification de ces normes ?
C. H. : Il y a une réglementation et, ce qui prime, c’est la sécurité alimentaire. Il faut continuer de travailler pour informer au mieux le consommateur sur les mentions concernant les dates de péremption (DLC ou DDM) afin qu’il y  ait de moins en moins de gaspillage. Il y a des réflexions globales qui sont faites au niveau européen.

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