Marchés

Comment les coopératives laitières doivent s’adapter aux marchés

A la veille de la sortie des quotas laitiers de 2015, la Fédération Nationale des Coopératives Laitières (FNCL) dresse le panorama des pistes et des stratégies des coopératives laitières pour continuer à évoluer vers l’export et consolider leurs positions sur le marché intérieur.

Du potentiel de croissance existe à l'export et sur les marchés intérieurs pour les coopératives laitières françaises
Du potentiel de croissance existe à l'export et sur les marchés intérieurs pour les coopératives laitières françaises

Lors de son assemblée générale qui s’est tenue le 17 avril, la FNCL a mis en avant l’opportunité de l’export pour les coopératives laitières françaises. Si depuis plus d’une décennie, les opportunités grandissent sur les marchés internationaux, de nouveaux leviers se dessinent pour l’industrie laitière française avec, entre autres, l’émergence des classes moyennes dans les pays en développement. Par exemple, les importations en poudre de lait des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont atteint 110 000 tonnes en 2008 et arrivent à 710 000 tonnes en 2012. Situation similaire pour les fromages : 100 000 tonnes en 2000 et 400 000 en 2012 (CNIEL/Comtrade).

Mais des obstacles se dressent pourtant : la volatilité des prix des produits et l’augmentation de la concurrence. « La taille et le mix-produit vont déterminer dans quelle mesure chaque entreprise laitière peut investir les marchés. Par exemple, le lait infantile et le fromage fondu fabriqués en France peuvent avoir un rayonnement international tandis que les pâtes molles sont destinées au marché européen. Il y a une vraie dynamique de croissance des exportations », confie Benoit Rouyer, directeur du département Economie et Territoires du CNIEL.

Développer les produits à fort potentiel

Les coopératives doivent donc activer des leviers pour performer à l’export mais également sur le marché intérieur. En effet, ces deux pôles sont complémentaires et permettent donc aux acteurs d’être moins dépendants du marché français, miné par les relations industries-commerces tendues.  Ainsi, la diversification est de mise pour le marché français. Les coopératives doivent axer leur stratégie sur une innovation valorisée avec la segmentation, voire l’hyper-segmentation. A l’export, les coopératives doivent faire le choix des produits à haut potentiel comme la poudre de lait. Et pour répondre aux enjeux de la nouvelle donne mondiale, le choix des partenariats seront cruciaux (fusion, alliances logistiques, commerciales) pour performer.

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