Comment Target cherche à son tour à accélérer sa digitalisation

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Les consommateurs américains mutent à une telle vitesse que les enseignes alimentaires cherchent à développer de nouveaux services à toute allure. Après Walmart, c’est au tour de Target d’en dévoiler quelques contours stratégiques avec la nomination d’un Conseil extérieur, le recrutement de 50 ingénieurs et le déploiement de nouveaux services autour de la livraison.

De gauche à droite: Jason Goldberger, vice-président de Target.com et Mobile, Roger Liew, directeur technologie d’Orbitz, Ajay Agarwal, directeur général de Bain Capital Ventures, Amy Chang, PDG et co-fondatrice d’Accompani, Sam Yagan, PDG de Match Group d’OkCupid.
De gauche à droite: Jason Goldberger, vice-président de Target.com et Mobile, Roger Liew, directeur technologie d’Orbitz, Ajay Agarwal, directeur général de Bain Capital Ventures, Amy Chang, PDG et co-fondatrice d’Accompani, Sam Yagan, PDG de Match Group d’OkCupid.© (c) Retailing Today

L’enseigne américaine se digitalise à grande vitesse et tente de sortir de l’image négative qu’elle traine depuis un an et le scandale du gigantesque piratage de ses données. Un Conseil digital vient d’être nommé avec des personnalités du numérique jusque-là extérieures à l’enseigne: Ajay Agarwal, directeur général de Bain Capital Ventures, Amy Chang, PDG et co-fondatrice d’Accompani, Roger Liew, directeur technologie d’Orbitz Worldwide, et Sam Yagan, PDG de Match Group d’OkCupid. Casey Carl, président du multicanal de Target, explique ce choix à nos confrères de Retailing Today: "Nous pensons que ce Conseil peut jouer un rôle important dans la transformation digitale de Target, ce qui est l’une de nos principales priorités!" Dans la forme, ce groupe se réunira tous les trimestres pour définir la tactique à adopter sur tous les thèmes liés au digital. En parallèle, 50 ingénieurs seront prochainement recrutés pour développer le site et ses versions mobiles.

La livraison comme arme de guerre

Cette annonce s’inscrit dans un contexte de guerre autour de la livraison aux Etats-Unis, avec Walmart et ses drives en tête. Target lance donc un service de livraison le jour même pour 10 dollars. Un service qui permet à ses clients de passer commande jusqu’à 13h30 pour une livraison entre 18 et 21h le soir même. Trois villes (Minneapolis, Boston et Miami) servent de pilote avant un déploiement plus important qui toucherait 136 magasins dans 38 zones de chalandises du pays.

Mutation des magasins

C’est aussi à travers la transformation de ses magasins en entrepôt de livraison des courses effectuées sur le web que Target veut accélérer sa mutation. Le magasin tel qu’il est aujourd’hui devient peu à peu une sorte de hub permettant toujours aux clients qui se déplacent de réaliser leurs achats, tout en facilitant la logistique pour servir les digital shoppeurs.

Lors d’une conférence sur ses résultats trimestriels, Target a expliqué que son service de click-and-collect en magasin récemment déployé progressait de manière "encourageante". Il représente déjà 10% des commandes passées sur internet et dans ce cas précis, 20% des clients poursuivent leurs courses dans le magasin et dépensent donc davantage. 60.000 références sont désormais disponibles via ce service, dont certains produits frais.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.
X

Produits techniques, objets connectés, électroménager : chaque semaine, recevez l’essentiel de l’actualité de ces secteurs.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA