Commerce vocal : quels produits sont les plus achetés ? [Etude]

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Les retailers doivent plutôt développer des applications vocales sur des assistants intelligents créés par des entreprises qui ne captent pas leur données, comme IBM ou encore le frenchie Snips, recommande un rapport de Niji.

Commerce vocal : comment éviter la désintermédiation.
Commerce vocal : comment éviter la désintermédiation.© Amazon

Les Américains qui ont effectué récemment au moins un achat sur leur enceinte connectée consomment très souvent, sur ce nouveau canal de vente, des produits du quotidien dont la récurrence d’achat est forte. 58% des personnes qui ont répondu à une enquête menée par The Smart Audio Report et NPR & Edisson Research, dont les chiffres ont été repris dans un rapport de la société de conseil Niji daté du 19 février, ont acheté des articles ménagers. Ils sont 48% à avoir acheté des produits de beauté et de soin, 45% de la nourriture pour animaux et 42% des produits alimentaires, comme le montre le graphique ci-dessous. 

Ci certains consommateurs précisent à leur enceinte connectée qu’ils souhaitent parler avec l’application vocale d’un distributeur X ou Y et lui acheter tel ou tel produit, ils sont nombreux à se contenter de demander à leur enceinte intelligente : “je veux acheter des croquettes pour chien”. Bain a analysé, pour cette deuxième catégorie de clients les réponses d’Alexa, l’assistant intelligent développé par le géant de l’e-commerce Amazon. Dans 54% des cas, le premier produit recommandé par l’outil vocal fait partie de la catégorie Amazon’s choice sur le site e-commerce du groupe, comme le montre le graphique ci-dessous, réalisé par Niji à partir de chiffres de Bain. Dans 41% des cas, il recommande le premier des résultat de recherche qui apparaît sur le site et à 91% pour le deuxième résultat proposé. Amazon ne recommande pas de produits vendus par des distributeurs tiers. 

Lorsque le consommateur commande un produit pour la deuxième fois et les suivantes, Amazon se réfère à l’achat précédent, sauf contre-ordre du client, explique Niji. Le risque de désintermédiation est donc important pour les retailers qui créent des applications vocales sur Alexa, mais également par exemple sur l’assistant intelligent de Google (le géant du net a lancé il y a quelques semaines sa marketplace en France), d’autant plus que les deux compagnies ont accès aux données des retailers. 

Pour limiter les risques, les distributeurs doivent réaliser un benchmark du marché et choisir de développer une application avec des outils proposés par des entreprise qui sont plutôt spécialisée dans le BtoB, comme Snips ou encore IBM et son assistant Watson, intégrés dans de multiples enceintes connectées, voitures et autres systèmes domotiques fabriquées par des tiers. Ces deux sociétés ne captent pas les données des entreprises qui créent des applications vocales sur leurs assistants. 

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