Conserves de poissons : la filière menacée par la hausse des coûts des matières premières

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Les hausses des coûts sans précédent sur le thon, la sardine et le maquereau mettent à mal une filière déjà très fragilisée.

Les prix d'achat des maquereaux, sardines et thon ont augmenté de 25 à 50%.
Les prix d'achat des maquereaux, sardines et thon ont augmenté de 25 à 50%.© CONSERVE POISSON

Les fabricants français de conserves de poissons tirent la sonnette d’alarme face à de fortes augmentations de leurs coûts de production. Pour la première fois, les trois espèces majeures du marché - thon, maquereaux et sardines - sont touchées simultanément par la hausse des cours : +30% pour le thon albacore et +25% pour le thon listao en juin 2016 par rapport au 2nd semestre 2015 ; le thon blanc culmine quant à lui à près 3 000 euros la tonne depuis plus d’un an, soit près de +40% vs 2014. Pour les maquereaux, les conserveries observent déjà des niveaux de prix exceptionnels pour la nouvelle saison 2016-2017, de l’ordre de +35% par rapport à la saison 2015-2016. Les cours des sardines font également un bond fulgurant : +49% en moyenne sur la période juin-août 2016 par rapport à la même période en 2015.

Des facteurs multiples

Ces hausses record résultent de la combinaison de nombreux facteurs. Dans un contexte de changement climatique, la pêche ne constitue plus le seul déterminant de l’état de la ressource, qui dépend également de la température des eaux, des croissances planctoniques, des migrations, des compétitions entre espèces, etc. Par ailleurs, ces hausses des cours des poissons s’accompagnent de l’augmentation du cours de l’huile d’olive, ingrédient essentiel aux conserves de poissons. Entre juin 2014 et juin 2016, le prix de l’huile d’olive a progressé de +30%.
Outre le risque de ruptures d’approvisionnements, les entreprises sont dans l’impossibilité d’assumer seules la hausse des coûts de production, sans un appui des distributeurs. À terme, si aucune mesure n’est prise en ce sens, c’est la pérennité même des entreprises du secteur qui est remise en question, mettent en garde les acteurs de la filière.

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