Consommation alternative, un truc de jeunes ?

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

ENQUÊTE Si certaines pratiques comme la mobilité partagée sont surreprésentées chez les 18-25 ans, les jeunes témoignent d’un rapport très pragmatique à ces nouveaux modes de consommation. Comme le révèle un nouvel extrait de l’Observatoire des Consommations Emergentes en 2013 (Obsoco), les jeunes ont recours à des pratiques qui leur permettent de « consommer moins cher » ou « d’en avoir plus », bien avant d’y voir des préoccupations environnementales et sociétales.

Les jeunes sont très impliqués dans certains types de consommations émergentes comme la location
Les jeunes sont très impliqués dans certains types de consommations émergentes comme la location© CC0 Public Domain - pixabay.com

De manière générale, le degré d’engagement des jeunes dans les consommations émergentes se distingue assez peu de l’ensemble de la population comme l’indique l’Observatoire des Consommations Emergentes. Dans le détail, pourtant, certaines pratiques sont plus présentes chez les 18-25 ans que le reste de la population. Ils se démarquent surtout sur les formes de mobilité partagée avec le vélo-partage (24 % des jeunes versus 11 % de la population) et le co-voiturage (40 % pour les jeunes versus 22 %).


Par ailleurs, mais de manière moins marquée, ils ont recours à l’emprunt d’objet (58 % des jeunes versus 45 %), la location d’objet, l’achat mutualisé et d’occasion. S’ils sont très engagés sur le partage de produits, ils restent peu impliqués sur d’autres tendances comme la consommation de produits bio ou issus du commerce équitable.

Des valeurs hédonistes

Et s’ils se tournent vers ces types e consommation c’est en raison de leur attachement à certaines valeurs matérialistes et hédonistes. Ils justifient le recours à la location ou à l’achat mutualisé pour des raisons économiques (91 % des sondés) avant les préoccupations environnementales (62 %).

Dans un contexte de précarité fréquente et de revenus modestes où l’arbitrage entre les dépenses est indispensable, la surreprésentation des jeunes dans certaines pratiques de consommation collaborative est le reflet d’un comportement pragmatique entre le désir de consommation et un budget limité. Ils adoptent des usages leur permettant de consommer autant pour moins cher ou de consommer plus avec le même budget.

Des profils disparates

Pourtant, au sein de la catégorie des jeunes, il y a des comportements disparates. Par exemple, les jeunes couples se tournent vers les achats groupés quand les jeunes parents sont davantage intéressés par l’achat d’occasion. Les étudiants achètent plus de produits bio quand les jeunes actifs pratiquent plus le glanage. Ainsi, les nouveaux modes de consommation ne sont pas l’attribut de catégories de population au profil spécifique. L’ampleur du phénomène et la diversité des profils montrent bien qu’un nouveau modèle de consommation est en train de naitre. 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Recevez chaque semaine l’actualité des marchés, des distributeurs et des fournisseurs de produits bio et responsables, alimentaires et non alimentaires.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA