Marchés

Consommation : les produits gagnants et perdants de l'été

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A LA UNESur la majorité des produits d'été, la météo des trois derniers mois a pénalisé les ventes, confirme la société d'analyse d'impact météo-climatique Metnext, au point de quasiment gommer les effets positifs d'un printemps exceptionnellement bon et ce, de manière homogène sur tout le territoire.

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Glaces© FOTOLIA

Si la fraîcheur du mois de juillet a marqué les esprits, "les températures moyennes sont finalement restés conformes aux normales de saison tout en restant sensiblement inférieures à celles de 2010", décrivent Metnext et Nielsen dans un communiqué. Ainsi, sur la totalité de l'été les températures maximales ont été de 1,1°C en dessous des normales et l'ensoleillement de 10 % inférieur. La semaine du 18 juillet, avec des maximales de 5,1°C en dessous des normales et un déficit d'ensoleillement de 35 %, a été un épisode exceptionnel qui ferait presque oublier celle du 15 août, beaucoup plus agréable (+ 2°C et + 22%). 

Résultat : "un été globalement défavorable aux produits d'été, gommant quasiment les gains d'un printemps hors-normes". Ainsi, les concentrés d'agrumes, sirops, glaces et eaux plates finissent l'été dans le rouge avec respectivement des pertes de ventes liées à la météo de 11,4%, 10,2%, 9,7% et 7% sur l'été (juin à août). Oublié le printemps radieux : sur le cumul printemps-été, les chiffres restent négatifs ou à peine positifs (respectivement - 3 %, - 4%, + 1,3 % et - 1,3 %). A l'inverse, les bouillons, mélanges de légumes surgelés et féculents ont bénéficié du mauvais temps de l'été (+ 6,2 %, + 4,3 %, + 2, 3%) sans faire d'étincelles sur le cumul printemps-été (- 0,4 %, - 1,5 %, - 2,7 %). Autre caractéristique de cet été gris et froid, les effets de la météo ont été quasiment homogènes sur tout le territoire, alors qu'habituellement les différences entre nord et sud de la France sont plus marqués. Au final, le bilan des effets de la météo sur les ventes de produits de consommation pour l'ensemble de la saison printemps été se révèle "quasiment neutre, mais pas sans coût pour les producteurs et distributeurs", déclare à LSA Gil Taillandier, chargé d'affaires chez Metnext. Les chaleurs du printemps les ont en effet obligés à accélérer les cadences pour répondre à la demande alors que le mois de juillet n'a pas tenu ses promesses...

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