Marchés

Contrefaçon : Kering abandonne ses poursuites contre Alibaba

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Le propriétaire de Gucci, Yves Saint Laurent, Balenciaga et Puma annonce un accord de coopération avec la plateforme chinoise, qu'il avait attaquée il y a deux ans devant la justice américaine.

Le site marchand chinois de Gucci, une marque du groupe Kering
Le site marchand chinois de Gucci, une marque du groupe Kering© Gucci
Kering et Alibaba ont annoncé dans un communiqué être "parvenus à un accord de coopération novateur en matière de protection de la propriété intellectuelle et d'engagement d'actions conjointes en ligne et hors ligne contre les contrefacteurs". Le groupe français de luxe et de sport lifestyle, qui avait engagé des poursuites à l'encontre du groupe chinois devant la justice américaine en mai 2015, abandonne sa plainte, qui accusait la plateforme d'organiser et de faciliter la vente de produits contrefaits de ses marques de luxe. A l'époque, Kering indiquait qu'Alibaba et quatorze vendeurs de sa marketplace avaient sciemment permis la commercialisation des produits contrefaits.
 
En janvier 2017, Alibaba a conclu un accord du même genre avec LVMH. Il semblerait donc que les groupes de luxe commencent à changer leur arbitrage entre les gros problèmes de contrefaçon que rencontrent Alibaba et le marché chinois d'une part, et d'autre part l'apport de ventes conséquent qu'ils peuvent attendre de cette manne de cyberacheteurs... En renforçant année après année ses dispositifs de contrôle et de sanction pour gagner en légitimité dans le monde du luxe, Alibaba les y aide en effet.
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