Coop de France dresse un premier bilan des négociations commerciales 2017

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Lors du salon international de l’agriculture, Coop de France fait un bilan pour le moins négatif à la veille de la clôture des négociations annuelles entre la grande distribution et ses fournisseurs.  

Pour Coop de France, l’état d’esprit global et les pratiques n’évoluent guère.
Pour Coop de France, l’état d’esprit global et les pratiques n’évoluent guère.© yurolaitsalbert - Fotolia

«Une fois de plus, les négociations commerciales ont été extrêmement difficiles», note Dominique Chargé, président de la section agroalimentaire de Coop de France, lors d’un point presse organisé le 27 février 2017. Pour Coop de France, malgré les constats partagés par l’ensemble des opérateurs sur la destruction de valeur issue de la guerre des prix et même si les acteurs de la distribution n’ont pas des approches totalement homogènes, "’état d’esprit global et les pratiques n’évoluent guère".

Des recommandations peu connues des acheteurs

Pour commercer, ces fameuses négos «ont commencé relativement tard en raison de la loi Sapin 2», assure Pascal Viné, délégué général de Coop de France. Ensuite, «après une enquête auprès de nos adhérents, il ressort que pour 95% d’entre eux, les discussions portent uniquement sur la question du prix», argumente Rachel Blumel, directeur de Coop de France Agroalimentaire. «Les distributeurs ne veulent parler que du prix. Alors que, par exemple, le cours du saumon a bondi de 60% en un an et que la matière première représente 75% du prix du produit fini, certains distributeurs menacent des acteurs de déréférencement», poursuit Dominique Chargé. Quant à l’accord signé avec la FCD, il ne semble pas totalement satisfaire. «Avec la FCD, nous avons beaucoup travaillé sur les bonnes pratiques dans le domaines des relations commerciales. Hélas, j’observe que ces recommandations ne sont pas bien connues des acheteurs. Il y a clairement un problème de diffusion de ces informations au sein des réseaux de distribution», constate Dominique Chargé. Coop de France observant toujours une absence de contreparties concédées aux fournisseurs, une inflation des demandes promotionnelles, de nouvelles pressions sur l’efficience logistique avec des pénalités automatiques disproportionnées, des demandes de compensations de perte de marge, des refus de toute répercussion des hausses des cours des produits agricoles bruts et des demandes de déflations systématiques.

La loi Sapin 2 en question

Faut-il pour autant modifier la loi? «Si une refonte complète de la loi de modernisation de l’économie est plus que jamais indispensable, le renouvellement des relations commerciales ne sera possible que par le changement des pratiques sur le terrain, dans les fameux boxes de négociation», estime  Dominique Chargé. Reste cependant des zones de flou en raison de la loi Sapin 2 «Nos adhérents ne savent pas toujours le périmètre des produits concernés par le plafonnement de 30% des Nip, les nouveaux instruments promotionnels. Ils ont également des interrogations sur les mesures de transparence sur les prix». Pire, Coop de France écrit que "la loi dite Sapin 2 est inapplicable d’un point de vue opérationnel. Pour les coopératives agricoles, ce sont autant de freins à l’exercice de leur mission au service de leurs adhérents producteurs, partout sur les territoires». «La loi Sapin 2 ne corrige pas la LME. Nous ne réglerons pas nos différents par la loi. Les agriculteurs et les producteurs doivent se prendre en main et s’organiser afin de rééquilibrer le rapport de force»,  affirme Pascal Viné qui appelle les politiques, et donc le futur président de la république, à «favoriser un nouveau paradigme basé non plus sur le prix mais sur la création de valeur».

 

 

 

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