Marchés

Coop de France veut que le "transport de proximité" soit exonéré de l’écotaxe poids lourds

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LÉGISLATION - LOIS Le coût de l’écotaxe pour les coopératives, notamment agricoles pour le transport des animaux ou la collecte de lait, mais aussi pour les produits agroalimentaire, les inquiète. La nouvelle loi en discussion la semaine prochaine va principalement toucher les transports de courte et moyenne distance, sur le réseau secondaire, et les entreprises locales seront les plus touchées.

Une force en mouvement devenue écotaxable
Une force en mouvement devenue écotaxable

Du coup, Coop de France demande aux sénateurs qui doivent discuter du texte proposé par le gouvernement la semaine prochaine d’exonérer de cette taxe les transports de produits pour les distances de moins de 150 kilomètres. « La nouvelle taxe aura un coût trop élevé pour notre secteur, elle devrait provoquer une hausse de 6 à 8% du coût de transport en moyenne, un seuil difficilement acceptable », explique Rachel Blumel, directrice juridique et du développement durable de Coop de France.

Des boitiers et des portiques pour les douanes

Chaque poids lourd devra s’équiper d’un boitier d’une valeur de 1.000 euros, des portiques de détection seront installés sur les routes pour permettre aux douaniers de récupérer la taxe calculée au kilomètre. Environ 15.000 km ont été définis comme « taxables » sur le réseau routier secondaire, mais si le camion emprunte pour partie des voies non taxables, il paiera tout de même pour la totalité ! Les autoroutes sont exonérées.

L’entreprise locale la plus touchée

Au final, ce sont les transports de proximité dans les territoires ruraux qui seront les plus touchés », constate Rachel Blumel. Le coût de la taxe serait également variable selon les régions. La Bretagne a obtenu une baisse de 40% pour son réseau routier, Midi-Pyrénées 25%, en raison de leur excentration.  Les coopératives agricoles et agroalimentaires qui développent naturellement leur activité économique en proximité territoriale, « y fixent des emplois pérennes et dynamisent le maillage économique local. Pour assurer leurs trajets de collecte et de livraison, elles doivent nécessairement emprunter les routes du réseau secondaire sur lesquelles elles ne disposent pas d’alternative de mode de transport », ajoute la dirigeante de Coop de France. Avec la FNSEA et l’Ania, trois amendements vont être déposés lors de la discussion au sénat pour limiter les effets de l’écotaxe sur le secteur.

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