Cora : un groupe encore peu endetté

Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Le groupe Cora a vu son résultat net progresser de 1,45 % pour atteindre 417 millions de francs. Septième distributeur français avec 38,6 milliards de francs de CAHT, l'entreprise familiale garde des réserves sous le pied. Car son endettement est peu élevé.

En 1999, le groupe Cora a réalisé un résultat net de 417 millions de francs pour un chiffre d'affaires (hors taxes) de 38,6 milliards de francs, selon les chiffres fournis le 30 juin lors de l'assemblée générale de GMB, la holding du groupe. Il est de notoriété publique que la société familiale dirigée par Philippe Bouriez préfère cultiver le secret. Mais ces chiffres montrent que la rentabilité de Cora (59 hypers Cora, 146 supermarchés Match, 30 jardineries Truffaut, 4 grandes surfaces Animalis) est tout à fait bonne et que le groupe est peu endetté. Un atout non négligeable dans le bras de fer qui l'oppose à Carrefour pour le rachat des 42 % détenus par le groupe de Daniel Bernard depuis 1996. Les autorités européennes de la concurrence ayant jugé que Carrefour devait céder ces titres pour pouvoir se rapprocher de Promodès.

Avec 1,08 % de marge nette (1,5 % hors éléments exceptionnels), Cora affiche un ratio légèrement inférieur à, par exemple, Casino (1,67 %), son allié dans Opéra. En revanche, le résultat d'exploitation ramené au chiffre d'affaires (1,104 milliard de francs sur 38,6 milliards) fait ressortir une marge d'exploitation de 2,9 %, contre 3,46 % pour Casino (soit 20 % d'écart). De plus, GMB est bien moins endetté que la plupart des groupes de distribution, puisque son « gearing », qui mesure le rapport entre dettes nettes et fonds propres, ne dépasse pas 30 %. Là où Carrefour ou Casino, pour ne citer qu'eux, atteignent ou vont atteindre les 100 %.

Cora France vaudrait 20 milliards de francs

Sur le plan opérationnel, le groupe se situe dans la moyenne de la profession. Ses hypermarchés ont réalisé l'an passé 26,4 milliards de francs de chiffre d'affaires (HT), en hausse de 3,3 %. Les supermarchés Match (7,27 milliards de francs de CA HT) ont bénéficié, sur la fin de l'année, des premières améliorations des conditions d'achat obtenues par Opéra. Vingt magasins supplémentaires seront remodelés en 2000. Quant aux jardineries Truffaut, leur chiffre d'affaires a progressé de 13% sur l'exercice 1998 pour atteindre 1,15 milliard de francs hors taxes.

Ces performances permettent de mieux apprécier quelle peut être la valeur de Cora aujourd'hui. Une question cruciale dans les tractations qui ne devront permettre une sortie en douceur de Carrefour du capital de son « frère ennemi », qui fut à l'origine un franchisé Carrefour. En annonçant son intention d'apporter Ransart SA à Louis Delhaize à l'occasion de l'assemblée générale prévue le 20 juillet (LSA n° 1684), Philippe Bouriez a fourni une évaluation des titres de GMB qui valorise Cora France à 20 milliards de francs.
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1685

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA