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CORA, une saga familiale franco-belge

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Née dans le giron de Carrefour, Cora s'est vite affranchie de son partenaire, pour se lancer seule et chercher ensuite à conserver sans cesse son indépendance.

Hypermarché de Vendenheim, en Alsace.
Hypermarché de Vendenheim, en Alsace.© FREDERIC MAIGROT/REA

Cora, petit poucet de la distribution ?

Bien plus complexe que cela. Cora, c'est surtout la saga de la famille Delhaize, venue de Belgique, et des Bouriez. C'est aussi un exemple type du combat pour l'indépendance. Souvent, dans le passé, on a anticipé la chute de la maison Cora : « Petite, bien trop petite pour être pérenne. » Certes, à l'échelle nationale, Cora pèse peu -2,4% de part de marché, selon Kantar Worldpanel -, mais c'est oublier que l'enseigne aux 59 hypers n'est pas présente partout en France. Dans son « royaume » du grand Nord-Est, Cora dispose de parts de marché bien plus glorieuses, souvent « à deux chiffres », et d'une cote d'amour appréciable.

 

Indépendance

Cible des « gros », Cora s'en est toujours sortie : « attaquée » successivement par Carrefour puis par Casino, tous deux entrés au capital à hauteur de 42%, respectivement entre 1996 et 2001 et entre 2001 et 2006, Cora les a fait plier, pour conserver, aujourd'hui, 100% de son indépendance.

 

Famille

Raconter Cora, c'est donc écrire une histoire familiale. Celle de François et Pierre Bourriez, qui se partagent depuis 2009 la direction générale. Celle de leur père, Philippe qui, durant sa longue présidence (1974-2009), aura su donner l'impulsion de la modernité. C'est lui qui, dès 1965, oriente le groupe vers le concept encore neuf d'hypermarchés. En 1974, avec la fin du contrat de franchise liant le groupe à Carrefour depuis 1969, l'enseigne Cora prend son envol. La petite histoire voudrait alors que le code couleur (rouge et bleu) et le nom aient été choisis pour pouvoir conserver, à moindre frais, certaines des lettres de l'enseigne Carrefour abandonnée. « Une légende, assure-t-on chez Cora. Cora était déjà le nom d'une entreprise du groupe. »

 

Croissance

Philippe Bouriez en organise ensuite la croissance : Radar, en 1984, puis les hypers Record, en 1989, et trois magasins Mammouth (Bresson), en 1997, passent sous le giron de Cora. L'enseigne fait même ses premiers pas à l'international (Hongrie, en 1997, Roumanie, en 2003), pour être désormais présente dans six pays européens.

Un rêve que n'aurait sans doute pas osé caresser Louis Delhaize, à l'origine du groupe actuel. Fils d'un négociant en vins belge, il a su appliquer les principes du commerce moderne. L'activité a franchi la frontière, jusqu'à ce que des neveux Delhaize, André Bouriez, puis son fils Philippe, aient l'idée de regrouper les différentes activités du groupe, et de les orienter vers l'hyper. Une réussite franco-belge, en somme.

CORA EN DATES

  • 1969 La société Cora passe un contrat de franchise avec Carrefour. Le premier magasin ouvre en septembre, sous enseigne Carrefour, à Garges-lès-Gonesse (95).
  • 1974 L'enseigne Cora voit officiellement le jour et compte déjà dix points de vente.
  • 1984 Le groupe acquiert 100% de la société Radar, au capital de laquelle il était entré en 1981.
  • 1989 Achat de la Société européenne de supermarchés (hypermarchés Record)
  • 1997 Premier hyper Cora en Hongrie. La Roumanie suivra dès 2003.
  • 2000 Naissance de houra.fr, concept « d'hypermarché sur internet ».
  • 2009 Philippe Bouriez, PDG depuis 1974, passe la main.
  • Jacques Bouriez devient président du groupe, et François et Pierre, fils de Philippe, prennent la direction générale du groupe Louis Delhaize.

CORA EN CHIFFRES

  • 59 hypermarchés en France
  • 6,3 Mrds € de CA TTC avec essence (estimation)
  • 21 000 collaborateurs
  • 2,4% de PDM à l'échelle nationale, en CAM arrêté à début août pour Cora
  • 6 pays en Europe où l'enseigne est présente

 

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2 commentaires

FRABOULET Danielle

05/06/2017 19h48 - FRABOULET Danielle

Je suis cliente du C.C. Cora, Z.I. les Livraindières à DREUX 28100 depuis son ouverture mon mari et moi avons une carte cora et nous y allons régulièrement, or depuis quelque temps j'ai remarqué que les caissières avaient la consigne de faire attention aux poches légumes que prennent les clients ! cela fait 2 fois que l'on me retire une poche parce qu'elle entourait des surgelés (ayant oublié mon sac pour surgelé dans ma voiture, je n'y avais pas pensé !) on m'a dit qu'il fallait sinon la payer 4 centimes ce sont les consigne ! et que les poches devaient êtres utilisées seulement pour les légumes ou viandes qui coulent,mais j'avais d'autre part un melon que je n'avais pas mis dans une poche ! et 2 rotis de boeuf dans le filet mais on m'a fait remarquer qu'ils ne coulaient pas donc pas de poche, j'avais pour 107 euros d'achat et on regardait sur une petite poche à 4 centimes !!!! nous faisons nos achats toujours à Cora et nous dépensons minimum dans les 8000 à 9000 euros par an, or pour des économies de quelques centimes Cora risque de perdre notre clientèle car je trouve inadmissible cette politique surtout quand les clients n'abusent pas, c'est une drôle de gestion ? car par économie de centimes Cora va perdre de grosses sommes d'argent car j'ai plusieurs personnes que nous connaissons qui commencent à raisonner comme nous ! nous pensons donc mon mari et moi même faire nos courses à l'avenir à Leclerc ou hyper U si cette politique ne change pas !!! j'e connais quelqu'un qui travaille à Carrefour Market, j'ai posé la question ! ils en proposent même à la caisse lorsqu'un produit peut poser problème, humide ou autre pour dépanner ! d'ailleurs comme c'était le cas avec mes surgelés ou viande ! ça me met tellement en colère cette politique idiote de toujours plus de profit, alors que par ailleurs ça va produire l'effet inverse que je tenais à le signaler car franchement quelle école de commerce la personne a-t-elle-faite pour mettre en place de telles consignes alors que dans aucun magasin de la région cela ne se fait !!!!!.

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25/07/2017 12h13 - AZERTY

Ouah quelle histoire incroyable... faut absolument demander à Steven Spielberg de l'adapter au cinéma...

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