[Coronavirus] 68 % des Français inquiets pour leur pouvoir d’achat

|

ENQUÊTE L’Observatoire Cetelem, avec Harris, a publié un baromètre sur le comportement des Français pendant la phase de confinement liée à la crise sanitaire. Si les sondés craignent pour leur santé et celle de leurs proches, ils sont particulièrement soucieux de l’avenir de l’économie et nourrissent des craintes quant à leur pouvoir d’achat.  

Quelles sont les habitudes des Français pendant la phase de confinement?
Quelles sont les habitudes des Français pendant la phase de confinement?© 123rf@rochu2008

Face à la crise sanitaire sans précédent et aux mesures de confinement imposées par le gouvernement, les Français vivent une période sans point de repère. L’Observatoire Cetelem, avec Harris, a mis en place un Zoom mensuel (enquête réalisée du 20 au 24 mars 2020 auprès de 1 536 personnes) pour décrypter la façon dont les consommateurs s’adaptent à ce nouveau mode de vie.
De manière générale, les Français sont inquiets. L’avenir de l’économie les préoccupent presque autant que leur santé ou celle de leurs proches. En effet 88 % sont soucieux pour l’économie française, 86 % pour la santé des proches, 68 % sur le pouvoir d’achat et l’épargne, 49 % pour l’emploi et 48 % pour l’approvisionnement des magasins. Malgré ces inquiétudes, les Français abordent ce confinement de manière sereine pour 58 % d’entre eux. Par ailleurs, si les Français font confiance au personnel soignant (97 %) et aux chercheurs (93 %), ils sont mitigés sur les moyens et les dispositifs mis en place par l’Etat (61 % de confiants).

 



Au niveau des achats lors de l’annonce du confinement, les Français ne semblent pas avoir cédé à la panique. 39 % indiquent avoir fait des stocks alimentaires (55 % pour les moins de 35 ans et 30 % pour les 50 ans et plus) et 31 % avoir acheté plus de produits d’hygiène. Dans les jours qui ont précédé le confinement, les consommateurs se sont avant tout munis de produits non périssables (48 %), de produits frais (47 %) et de surgelés (34 %). A ce jour, 54 % des sondés envisagent de réduire la fréquence de leurs courses et de stocker (34 % ne souhaitent pas changer leurs habitudes). Et pour limiter de se déplacer, 48 % envisagent d’avoir recours au drive (dont 19 % pour la première fois), et 31 % pour la livraison des courses à domicile (17 % pour la première fois). « Le drive a subit un coup d’accélération certain sur les premiers jours du confinement. Il faut voir avec le temps si ces habitudes vont perdurer », indique Flavien Neuvy, directeur de l’Observatoire Cetelem.



Si la période l’après-confinement est encore incertaine, 86 % des sondés indiquent ne pas se projeter et vivre au jour le jour, en attendant plus de visibilité sur la situation avant de pouvoir commencer à penser à la suite. Mais ils sont 75 % à avoir le sentiment d’avoir réalisé des économies en raison d’un ralentissement des dépenses. « Sur le retour à la consommation, tout dépend de la durée du confinement. Il y aura une volonté certaine de profiter mais on ne peut pas encore mesurer quels seront les impacts de cette période », ajoute-t-il.

53 % indiquent que le confinement est une parenthèse dans leur vie

Si on parle de plus en plus d’un avant et d’un après-confinement sur le comportement des individus, 57 % indiquent que cette période est une simple parenthèse dans leur vie quotidienne avant qu’elle ne reprenne à l’identique. Mais 43 % considèrent que cette étape va constituer un tournant dans la manière dont ils vivent leur quotidien. « Il va y avoir indéniablement des changements dans certaines habitudes. Par exemple, on peut pressentir une volonté de consommer de plus en plus de produits locaux et une prise en compte plus importante du développement durable », détaille Flavien Neuvy.

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Appels d’offres

Accéder à tous les appels d’offres

X

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité des marchés, des distributeurs et des fournisseurs de produits alimentaires.

Ne plus voir ce message