[Coronavirus] Comment le Bricomarché de La Teste-de-Buch s’organise

|

A La Teste-de-Buch, en Gironde, le magasin Bricomarché, dont l'adhérent est Jean-Philippe Demaegdt, s'organise pour faire face à la crise. Explications.

Au Bricomarché de La Teste-de-Buch, on ne manque pas d'idées pour faire face et maintenir un minimum, d'activité.
Au Bricomarché de La Teste-de-Buch, on ne manque pas d'idées pour faire face et maintenir un minimum, d'activité.

Les 3000 m² en intérieur ? Fermés. Les 1500 m² de la jardinerie ? Fermés aussi. Les 1500 m² du drive matériaux ? Pareil. Et pourtant… Le Bricomarché de La Teste-de-Buch, en Gironde, maintient un minimum d’activité via un service de retrait de commandes. Ou comment, en somme, il convient de faire preuve d’adaptabilité en cette période de confinement général. « Click & collect classique, en passant par le site internet, mais aussi prise de commandes par mail ou même par téléphone, nous nous sommes organisés pour faire face par un peu tous les moyens possibles, et promettre, pour toute commande passée avant de 16h, un retrait pour le lendemain matin », précise l’adhérent, Jean-Philippe Demaegdt.

"Nous tournons à 25% du rythme habituel"

L’idée est de maintenir un service pour les artisans et autres professionnels dont l’approvisionnement en matériaux est vital. Il est, aussi, de donner accès à des articles de première nécessité à la clientèle « lambda ». « Il n’est vraiment pas question de rentabilité en ce moment. Nous tournons aujourd’hui à environ 25% du chiffre habituel, avec une fréquentation qui baissé de 85% environ et un panier moyen qui a un peu plus que doublé, précise l’adhérent. Il s’agit d’être présent pour ceux qui en ont besoin et pour que l’activité économique du pays ne s’effondre pas totalement. »

Un système D qui fonctionne

Concrètement, les horaires d’ouverture sont limités - 9h-12h30 contre 8h-12h30 et 14h-19h habituellement – et les 32 salariés travaillent en rotation avec, pour pallier la différence, des mesures de chômage partiel qui ont dû être prises. Pour le reste, les choses s’organisent. Cela tient plus du système D qu’autre chose, mais cela fonctionne. Le sas d’entrée du magasin sert de zone tampon entre les vendeurs et les clients, pour éviter tout contact trop rapproché. Les paiements ne se font plus que par carte bancaire et les chariots de course servent désormais à entreposer dans le magasin les commandes passées en ligne. Le tout étant soigneusement nettoyé et désinfecté après chaque utilisation.

C’est artisanal, mais cela donne des idées… « Ce service de click & collect était très marginal chez nous. Evidemment, c’était une réflexion que le groupement avait au niveau national, mais qui se trouve accélérée, par la force des choses. Et si nous l’organisons aujourd’hui de manière un peu empirique, nous apprenons vite et je pense vraiment que cela nous sera utile car, demain, dans l’après crise, je suis convaincu que c’est un modèle de consommation appelé à se développer et à prendre de l’ampleur », assure Jean-Philippe Demaegdt.

 

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Appels d’offres

Accéder à tous les appels d’offres

X

Recevez chaque semaine toute l'actualité des marchés, des distributeurs et des fabricants Bricolage, Jardinage et Ameublement.

Ne plus voir ce message