[Coronavirus] Comment Michel-Edouard Leclerc imagine le déconfinement

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Sur son blog "De quoi je me Mel", Michel Edouard Leclerc donne sa vision de l'après Coronavirus. Voici son texte intitulé: "Déconfinement : la consommation après le 11 mai".

Miche- Edouard LECLERC, dans son bureau au siège de LECLERC à Ivry sur Seine
Miche- Edouard LECLERC, dans son bureau au siège de LECLERC à Ivry sur Seine©Sylvie Humbert

Il s’écrit beaucoup de choses avec certitude : "demain ne sera plus comme avant le Covid-19".

A court terme les flux de consommation dépendront évidemment des méthodes de déconfinement (par catégories ? lesquelles ? par régions ? en fonction de tests ? etc). Mais ça, c’est du provisoire.

A moyen terme, je retiens 4 idées :

1) Les préoccupations sanitaires resteront majeures. Le port du masque aux rayons "trad", au traiteur, le respect des distances et des mesures barrières s’imposeront non plus comme une contrainte mais un facteur d’attractivité.

Et, de ce point de vue, pas sûr que tout le commerce de proximité y garde ses petits. Les grandes surfaces alimentaires on non-alimentaires peuvent offrir des capacités d’accueil bien plus sécuritaires du fait de leur taille.

2) Le drive (piétons ou voitures) et la livraison sont confortés dans leur légitimité. Pour peu que les conditions de sécurité des personnels et d’interaction avec les clients soient affinées, leur avenir va être encore boosté.

3) S’agissant de l’offre, on a bien vu les clients se précipiter pour stocker du "sec" plutôt que du "bio", exiger le réemballage des produits, et délaisser les rayons "vrac" et "trad". L’écologie s’est heurtée aux exigences sanitaires. L’avenir va nous imposer de concilier les deux exigences.

4) Enfin, la question du pouvoir d’achat va se réimposer "fissa". Il va falloir répondre aux difficultés de 8,5 millions de chômeurs partiels payés à 85% de leurs revenus, sans parler des indépendants et des libéraux en quasi-faillite. Il ne faudrait pas se leurrer, l’acceptation (difficile) d’un surprix pour l’origine France n’éteindra pas l’immense besoin de prix modérés, de prix bas. A tout le moins, le retour de gammes plus segmentées en prix va s’imposer (rôle accru de la MDD).

C’est sur ce schéma que j’ai proposé aux adhérents E.Leclerc de plancher. A suivre.

Michel Edouard Leclerc 

 

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