[Coronavirus] Cri d’alarme de 5 grandes fédérations du commerce

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Confrontées à leur troisième crise en 14 mois – après celle des grèves contre la réforme des retraites et des manifestations des «Gilets jaunes » - Procos, l’Alliance du Commerce ; la Fédération Nationale de l’Habillement, la Fédération du commerce Coopératif et Associé et la Fédération française de la franchise en appellent aux aides gouvernementales et à la solidarité des bailleurs, banquiers et assureurs, pour faire face aux conséquences de l’épidémie de coronavirus.

Après les grèves contre la réforme des retraites et les manifestations des «Gilets jaunes », les commerçants sont impactés, pour la troisième fois en 14 mois, par une nouvelle crise, celle de l’épidémie de Coronavirus/Covid-19 qui se propage en France !
Après les grèves contre la réforme des retraites et les manifestations des «Gilets jaunes », les commerçants sont impactés, pour la troisième fois en 14 mois, par une nouvelle crise, celle de l’épidémie de Coronavirus/Covid-19 qui se propage en France !

Six elles ne sont pas encore au nombre de dix, les « Plaies d'Égypte » continuent de s’abattre sur le monde du commerce ! Et les fédérations en font douloureusement le compte. «Après les grèves contre la réforme des retraites et les manifestations des «Gilets jaunes », tous les commerçants sont impactés, pour la troisième fois en 14 mois, par une nouvelle crise, celle de l’épidémie de Coronavirus/Covid-19 qui se propage en France ! » exprime le communiqué commun de 5 grandes fédérations. A savoir : Procos, la fédération pour la promotion du commerce spécialisé ; L’Alliance du Commerce ; la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH) ; la Fédération du commerce Coopératif et Associé (FCA) ; et la Fédération française de la franchise (FFF). Cinq fédérations, qui, ensemble, tirent la sonnette d’alarme, pour demander un renforcement des aides gouvernementales et appeler à la solidarité les bailleurs, les banquiers et les assureurs pour faire face aux conséquences de cette nouvelle crise.

3,6 millions d’emplois du commerce en jeu

« D’ores et déjà, on observe depuis le passage en stade 2, le 29 février, une accélération rapide de la baisse de fréquentation et des chiffres d’affaires sur l’ensemble du territoire, aussi bien dans les magasins implantés dans les grandes villes que dans des zones plus rurales, clament les cosignataires. Dans les zones touristiques et celles directement impactées par le virus, cette baisse entraîne déjà des fermetures partielles ou totales de magasins ». C’est donc l’ensemble des acteurs du commerce – enseignes succursalistes, commerces franchisés, indépendants, coopératifs et associés – qui souffre fortement de cette crise sanitaire exceptionnelle, et voit leur pronostic vital engagé, certains étant déjà en état d’urgence absolue. « Ce sont les 3,6 millions d’emplois du commerce qui sont en jeu, particulièrement au sein des petites et moyennes structures dont l’assise financière est plus fragile ». En plus, «les retours d’expériences des entreprises présentes en Chine et en Italie laissent présager une aggravation rapide des conséquences économiques et sociales de l’épidémie. Il convient donc de s’y préparer au mieux dès à présent en mettant en place les meilleurs dispositifs. À ce stade, l’urgence est de répondre aux difficultés de trésorerie rencontrées par les entreprises. ».

Accorder des réductions de loyers

Concrètement, ce sont 6 grandes demandes que les 5 fédérations formulent à l’attention du Gouvernement, mais aussi de leurs partenaires bailleurs, des banques et assurances. Premièrement, «des dégrèvements automatiques de charges fiscales et sociales pendant toute la durée de la crise. Les reports et étalements de charges annoncés par le Gouvernement sont aujourd’hui insuffisants alors même que les difficultés s’accumulent ». Deuxièmement, « la possibilité de recourir à l’activité partielle de manière immédiate dès le dépôt de la demande par l’entreprise afin de maintenir l’emploi des salariés ». Les Fédérations en appellent également à la solidarité des acteurs de l’immobilier commercial. Pour, troisièmement « accorder aux commerçants les réductions de loyers indispensables pour adapter les coûts d’exploitation à la réalité de l’activité des magasins » ; quatrièmement « assouplir les modalités de règlement des loyers et charges et ne pas appliquer de pénalités en cas de fermeture partielle ou totale de magasin ». Elles demandent au Gouvernement de soutenir fermement cet appel comme il l’a légitimement fait pour les fournisseurs et leurs sous-traitants.

Faire face aux difficultés d’approvisionnement

Cinquième point, «les Fédérations demandent également à l’ensemble des acteurs de la banque de faire preuve de diligence pour maintenir les facilités de paiement et de trésorerie, et à ceux de l’assurance de garantir les éventuelles pertes d’exploitation liées à ce cas de force majeure ». Au-delà de la baisse de fréquentation, « les Fédérations rappellent que certaines entreprises doivent aussi faire face à d’importantes difficultés d’approvisionnement en raison de l’arrêt puis de la reprise partielle des usines en Chine, mais aussi de la persistance du blocage de certains ports en France ». Leur sixième demande, pour le Gouvernement étant « de prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre la bonne circulation des marchandises ».

 

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