[Coronavirus] Débat entre fédérations de commerçants sur les soldes d’été

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Les soldes d'été 2020 doivent normalement débuter le mercredi 24 juin. Normalement... Mais puisque plus grand-chose n'est normal avec le confinement, deux fédérations réclament un ajustement des dates. L'ennui, c'est qu'elles ne sont pas d'accord sur la solution à adopter... 

Faut-il changer la date des soldes 2020?
Faut-il changer la date des soldes 2020?© © LAETITIA DUARTE

Les soldes d’été 2020 doivent débuter le mercredi 24 juin. Normalement… En cette période de confinement, où les magasins, hors commerces essentiels, sont tous fermés, de nombreuses voix s’élèvent pour en changer les dates. L’ennui étant surtout que ces voix sont… discordantes. Ainsi, d’un côté, l’Alliance du Commerce réclame l'organisation des soldes au plus tard le 1er juillet 2020, et leur prolongement sur une durée de six semaines, contre quatre semaines initialement prévues. De l’autre, la Confédération des commerçants de France demande le report du début des soldes d'été d’un mois, pour les faire commencer au 22 juillet.

Deux salles, deux ambiances

Deux salles, deux ambiances. Deux argumentations. Pour l’Alliance du Commerce, qui plaide pour des soldes s’étalant du 1er juillet au 11 août 2020, « ces dates permettraient aux enseignes et aux acteurs du commerce d'assurer l'écoulement de leurs stocks de la collection printemps-été 2020 (…), de contribuer à la nécessaire relance de la consommation après une crise qui aura fortement pénalisé le pouvoir d'achat de très nombreux français, de reconstituer leur trésorerie, essentielle à la poursuite de l'activité et notamment à l'achat des prochaines collections, de préserver la période de la rentrée des classes qui démarre habituellement à partir du 15 août. »

Volumes vs marges

En parallèle, l'Alliance du Commerce demande également « un assouplissement de la règlementation des soldes selon laquelle les produits annoncés comme soldés doivent avoir été proposés à la vente et payés depuis au moins un mois à la date de début de la période de soldes ». Finalement tout le contraire de la Confédération des commerçants de France. Cette dernière, pour justifier son souhait de voir les soldes reculés, évoque "une logique sanitaire", pour "éviter un afflux de consommateurs en des lieux confinés, fin juin, avec les risques de contagion que cela engendrerait." Surtout, la Confédération appelle de ses vœux « une ordonnance exceptionnelle pour encadrer, un mois avant la nouvelle date repoussée des soldes, les promotions agressives, les ventes privées, les ventes à perte, etc., y compris pour l’e-commerce. »

En somme, ici se dévoilent deux stratégies du commerce aussi vieilles que le monde, et toutes deux d'ailleurs pertinentes à leur niveau. L'une, basée sur les volumes de ventes, et voulant que de la masse naisse la marge. L'autre, plus immédiatement concentrée sur le bas de page du bilan financier, privilégiant davantage la trésorerie et la marge en première intention.

 

 

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