[Coronavirus] L’Alliance du Commerce réclame de réels engagements sur la baisse des loyers

Hier, lundi 9 mars, Bruno Le Maire, le Ministre de l’Economie et des Finances invitait les bailleurs à « faire preuve de compréhension dans leurs loyers vis-à-vis de tous les commerçants » à l’issue d’une réunion sur l’impact de l’épidémie de coronavirus. Un soutien que saisit Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du Commerce pour exiger des mesures concrètes, au-delà des engagements de principe.

L’Alliance du Commerce fait état d’une baisse de fréquentation d’au moins 10% dans les magasins de ses enseignes adhérentes, depuis le début de l’épidémie. Bien supérieure à celle de 3,6% communiquée par le Conseil National des Centres Commerciaux, au niveau national, par rapport à la même période de 2019.
L’Alliance du Commerce fait état d’une baisse de fréquentation d’au moins 10% dans les magasins de ses enseignes adhérentes, depuis le début de l’épidémie. Bien supérieure à celle de 3,6% communiquée par le Conseil National des Centres Commerciaux, au niveau national, par rapport à la même période de 2019.

Le bras de fer entre bailleurs et enseignes, sous contraintes économiques de l’épidémie de coronavirus, s’intensifie, par la voix de Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du Commerce. Confrontées à leur troisième crise en 14 mois – après celle des grèves contre la réforme des retraites et des manifestations des «Gilets jaunes » - cinq fédérations lançaient un appel au Gouvernement, le vendredi 6 mars, pour renforcer les mesures de soutien et appeler les bailleurs à la solidarité. «A la suite de cela, Bruno Le Maire, le Ministre de l’Economie et des Finances, a officiellement appelé les bailleurs en soutien lors de la conférence de presse qui s’est tenue à l’issue de la réunion sur l’impact de l’épidémie, ce lundi 9 mars » tient à rappeler Yohann Petiot. Le Ministre invitant lesdits bailleurs « à faire preuve de compréhension dans leurs loyers vis-à-vis de tous les commerçants qui ont à régler leur loyer dans les semaines ou dans les mois à venir ».

Baisse de fréquentation de 10% selon l’Alliance du Commerce

Dès ce mardi 10 mars, le Conseil National des Centres Commerciaux recommandait à ses adhérents bailleurs, dans son propre communiqué, « de faire preuve de vigilance et de discernement afin d’étudier, au cas par cas, les mesures appropriées, en fonction de la situation de leurs locataires ». Mais l’Alliance du Commerce exige davantage que ce message de «bonnes intentions ». Et associe, évidemment, Procos, la Fédération Nationale de l’Habillement, la Fédération du commerce Coopératif et Associé et la Fédération française de la franchise, les autres organisations signataires, à sa requête. Joint par LSA, Yohann Petiot déclare « qu’au-delà du renforcement des mesures gouvernementales, nous appelons dès maintenant les bailleurs à prendre des engagements forts pour diminuer le montant des loyers et assouplir leurs modalités de paiement durant le temps de la crise. La baisse de fréquentation s’accélère depuis la propagation du virus en France. Les chiffres qui nous parviennent font état d’une baisse d’au moins 10% de la fréquentation au niveau national, bien supérieur aux chiffres communiqués par le CNCC ». Ce dernier fait, en effet, état d’un recul de 3,6% de la fréquentation de ses sites, au niveau national, par rapport à la même période de 2019 (indice Quantaflow).

Un seul salarié atteint, un magasin fermerait

Selon Yohann Petiot, « cette baisse de fréquentation est bien plus élevée dans les zones fortement impactées par le virus et dans les zones touristiques. Nous savons aussi que les semaines à venir vont être très compliquées. Par conséquent, cette crise exceptionnelle du Coronavirus impose une solidarité exceptionnelle de la part des bailleurs ! ». Comme le proposent les cinq fédérations ces mesures peuvent notamment passer par l’accorder aux commerçants de réductions de loyers afin « d’adapter les coûts d’exploitation à la réalité de l’activité des magasins ». De même les modalités de règlement des loyers et charges pourraient être assouplies, en n’appliquant pas de pénalités en cas de fermeture partielle ou totale de magasin. «Ce qui pourrait arriver dès lors qu’un seul salarié de magasin serait détecté positif au virus » souligne Yohann Petiot

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