Coronavirus: la pénurie de masques chirurgicaux risque de durer

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Jérôme Gobbesso, dirigeant du site Newpharma, a expliqué à LSA pourquoi les masques chirurgicaux risquent de rester en rupture de stock. Le risque est aussi important sur les gels hydroalcooliques.

Les fabricants seraient en manque de matière première pour produire des masques chirurgicaux.
Les fabricants seraient en manque de matière première pour produire des masques chirurgicaux.© 123rf/Anton Estrada

Depuis fin janvier 2020, les recherches sur internet pour des masques chirurgicaux ont explosé. Sur Google, elles avaient augmenté entre 1500 et 2000% début février. Sur Newpharma, site e-commerce dédié à la pharmacie et à la parapharmacie, c’était plus de 2 500 recherches par jour qui étaient réalisées en début du mois. Depuis, « elles sont de plus en plus nombreuses. Plus le coronavirus se rapproche, plus les recherches augmentent », constate Jérôme Gobbesso, co-fondateur de Newpharma.

En temps normal, le site marchand vend une à dix boîtes par jour de masques chirurgicaux. Fin janvier, Newpharma a connu des pics de vente jusqu’à 500 boîtes par jour et a été rapidement en rupture de stocks. Selon le pure player, les stocks des grossistes sont épuisés depuis le 24 janvier dernier. De petits stocks sont parfois réapprovisionnés mais sont très rapidement épuisés. La situation ne semble pas s'améliorer et pour Jérôme Gobbesso, cela va perdurer : « nous sommes en contact avec 3M et Hartmann, les principaux fabricants de masques. Ils nous disent qu’ils manquent de matière première pour les fabriquer. Cette matière première est fabriquée en Asie et au vu des besoins actuels de la région, les pays asiatiques gardent cette matière première pour leur propre utilisation ». Les stocks risquent donc de ne pas être reconstitués rapidement. En plus, il est fort à parier que quand les fabricants pourront produire de nouveaux masques, ils serviront probablement d’abord les états plutôt que les particuliers. Rappelons que le gouvernement français a annoncé une commande de « plusieurs dizaines de millions » de masques.

Les prix flambent sur le marché gris

Si la distribution classique est en rupture de stock, « on trouve encore des masques sur le marché gris mais au lieu d’environ 30 centimes, ils sont vendus à plus de 2,50 euros. Nous refusons de les acheter par cette voie et à ce prix-là. Cela nous forcerait à les revendre plus chers que d’habitude et on risquerait de nous accuser de vouloir profiter de l’épidémie pour faire de l’argent. Nous avons une image à préserver. Nous cherchons bien sûr à nous réapprovisionner mais par des circuits classiques », souligne Jérôme Gobbesso. En parallèle, Newpharma observe aussi une explosion des ventes de gels hydroalcooliques. « Pour l’instant, il y a encore des stocks mais nous sommes vigilants », confie Jérôme Gobbesso.

Rappelons que les masques n’empêchent pas la contamination et qu’il n’est pas utile de faire des stocks car ils ont une date de péremption. Rappelons également que se laver les mains est tout aussi efficace qu’utiliser un gel hydroalcoolique.

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